Né le 5 juin 1912 à Ahun (Creuse), fusillé comme otage le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; coiffeur ; résistant réseau Alliance.

Né en Creuse, à Ahun, il était le fils d’Antoine, Pierre Maudeux 39 ans mineur et d’Apollonie Chudet 32 ans sans profession. Toujours domicilié à Ahun, Louis Maudeux, célibataire, résidait en 1943 à Gannat (Allier), logeant à l’hôtel de l’Agriculture. Il y exerçait la profession de garçon coiffeur.
Il s’engagea dans la Résistance au sein du réseau Alliance. Alliance était l’un des plus actifs réseaux de renseignement de la Résistance, le plus important des réseaux dépendant de l’Intelligence Service (IS) britannique sur le territoire français. Réseau dont le commandement était de forte culture militaire et de tendance droite nationaliste, il avait été fondé par Georges Loustaunau-Lacau. Son organisation régionale était très décentralisée avec des secteurs couvrant un ou plusieurs départements.
Louis Maudeux appartenait au secteur Asile de la région Centre et était informateur chargé de collecter des renseignements dans le secteur de Vichy. Il fut arrêté le 28 mai 1943 à Gannat par les autorités allemandes. Il fut interné à partir du 25 septembre 1943 au camp de prisonniers du fort de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis).
Suite à l’attentat perpétré le 28 septembre 1943 par le groupe Manouchian (FTP-MOI) contre Ritter, envoyé en France par Fritz Saückel pour organiser les ponctions de main-d’œuvre au profit du Reich, une vague d’exécution de cinquante otages eut lieu en représailles début octobre. Au fort de Romainville, le 2 octobre 1943, les autorités allemandes choisirent ainsi cinquante otages parmi les prisonniers en cours de transfert et, parmi eux, quatre membres du réseau Alliance de la région Centre dont Louis Maudeux (ainsi que Louis Biard, Jean Bouteille, et Pierre Magnat).
Il a été fusillé le 2 octobre 1943 entre 18 et 19 heures au Mont-Valérien.
Son corps fut incinéré au cimetière du Père-Lachaise à Paris et probablement inhumé au cimetière de Pantin.
La mention « Mort pour la France » lui a été attribuée par l’Office national des anciens combattants (ONAC) de Caen en date du 9 septembre 2013.
Il fut également élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur, et reçut la Croix de guerre 1939-1945 et la Médaille de la Résistance. Son nom figure sur le monument aux morts d’Ahun (Creuse) , sur le mémorial de la résistance creusoise à Guéret (Creuse) et sur le monument commémoratif du Mont Valérien à Suresnes.
Sources

SOURCES : État civil — DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty) — Arch. Dep. Allier, cf site Histoire et généalogie — Site Internet Mémoire des Hommes — Mémorial GenWeb.

Michel Thébault

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