Né le 24 juillet 1903 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), fusillé comme otage le 21 février 1942 à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle) ; facteur aux écritures SNCF ; résistant ; homologué comme membre de Résistance-Fer.

Célibataire, demeurant dans sa commune natale, rue de Dieuze, André Cajelot y fut arrêté le 14 juin 1941 par la Sipo-SD, pour haute trahison et aide à l’évasion de prisonniers de guerre et de Lorrains forcés à entrer dans la Wehrmacht (grâce à de fausses cartes d’identité). Il était membre de Résistance-Fer et du réseau de Marcelle Dorr, qui permit à environ six cents prisonniers de guerre de rejoindre la zone libre. Son arrestation était probablement due à une dénonciation.
André Cajelot fut interné à la prison Charles-III de Nancy le 14 juin 1941. Déféré devant le tribunal militaire allemand FK 591 de Nancy, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité le 4 août suivant. Il fut ensuite désigné comme otage, en représailles à l’attentat commis à Rouen le 4 février 1942 contre un officier allemand. Un peloton d’exécution allemand le fusilla le 21 février dans la forêt de Haye (lieu-dit La Malpierre), fonds de Toul.
Une intervention (NV) en sa faveur est signalée le 16 août 1941, en vain.
Déclaré « Mort pour la France » (AC 21 P 36984), le nom d’André Cajelot figure sur le monument commémoratif de la gare de Nancy et fut attribué à une place de la ville (parvis de l’église Saint-Georges), lors de la délibération du conseil municipal en date du 11 juillet 1952.
Titre d’interné résistant lui a été attribué le 28 avril 1953.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VII 0070, B VIII dossier 3 ; Liste S 1744 (réf. 629/41) et 208, Tribunaux allemands 100.225 (Notes Thomas Pouty). – Sites Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. — Mémorial des cheminots.

Frédéric Stévenot

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