Né le 4 janvier 1913 au Buisson (Dordogne), fusillé comme otage le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; militant socialiste ; résistant gaulliste.

Né dans une famille aux idées socialistes et comptant un grand-père « compagnon du Devoir », André Boissière était devenu instituteur après ses études à l’École professionnelle de Périgueux. Il s’engagea dans l’action politique avec les débuts du Front populaire. Ayant adhéré aux Jeunesses socialistes, il en fut à cette époque un des animateurs de premier plan. Il collaborait à ce titre à l’hebdomadaire de la Fédération socialiste de la Dordogne La Voix socialiste (1936-1937). Il militait également au sein du parti. La volonté de défendre les conquêtes sociales du Front populaire et l’esprit patriotique l’amenèrent à rejoindre très tôt la Résistance qu’il contribua à organiser dans le département.
Membre du groupe « Combat », il faisait partie du réseau NAP (noyautage des administrations publiques). Il fut chef militaire de l’Armée secrète de Périgueux de décembre 1942 au 18 mai 1943. Le 18 mai 1943, il fut arrêté sur dénonciation, devant ses élèves du cours élémentaire. Interné à Périgueux, Limoges puis Romainville, André Boissière a été fusillé comme otage le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, en représailles à l’attentat contre le Docteur Ritter.
Marié, il était père de deux jeunes enfants.
Son nom a été donné au groupe scolaire où il exerçait. Il est titulaire de la Légion d’honneur, de la Croix de guerre et de la Médaille de la Résistance.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 6. – Arch. Dép. Dordogne. – La Voix Socialiste. – Témoignages de résistants. – Dossiers du secrétariat d’État aux Anciens Combattants et Victimes de guerre (Val-de-Fontenay).

Francis Colbac, Pierre Couchot

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