Né le 1er juin 1927 à Monaco (Principauté de Monaco), fusillé le 15 août 1944 à Nice (Alpes-Maritimes) ; apprenti tapissier ; résistant.

D’origine alsacienne, André Kraemer était le fils de Gustave, tapissier, chef d’atelier à Paris puis à Monaco et artisan à Beausoleil, et d’Albertine Constance Paradis. La famille comptait quatre enfants. À quatorze ans, André écrivit sur les murs de Beausoleil (Alpes-Maritimes) : « À bas Pétain, vive de Gaulle, à bas Vichy ».
Apprenti tapissier dans l’atelier de son père, il devint membre du mouvement
Combat, à Beausoleil. Lors du départ des Italiens, son groupe récupéra des armes et des munitions et André Kraemer fabriqua des bombes pour les sabotages et attentats. Il prit des clichés des installations ennemies, des campements de la région et du fort du Mont Agel. Dénoncé, il fut arrêté par la Gestapo le 12 août 1944 avec son père. Aux Allemands surpris de découvrir des armes et des munitions, il déclara « C’est pour faire la guerre aux Allemands qui sont mes ennemis et ceux de mon pays tout entier ». Interrogé, il ne dénonca pas ses camarades et il fut emmené aux Nouvelles Prisons, à Nice. À l’annonce du débarquement en Provence le 15 août 1944, la Gestapo niçoise sélectionna 23 otages dont André Kraemer, pour être exécutés en représailles. Ils furent emmenés en camion dans un terrain vague du quartier de l’Ariane au nord-est de la ville, le long du fleuve Paillon. Dès qu’ils en descendirent, ils furent fusillés les uns après les autres à coups de mitraillette.
Son décès ne fut constaté que le 15 novembre suivant par jugement du tribunal civil de Nice et l’acte de décès transcrit sur les registres de la ville le 14 décembre 1944.
André Kraemer fut déclaré "Mort pour la France" le 4 mai 1962.
Son nom est inscrit sur le Monument aux morts de Beausoleil et figure sur une plaque au carré des fusillés de l’Ariane, à Nice. Un square de Beausoleil porte également son nom. Unze plaque figure à la mairie de Beausoleil, une autre à l’école des frères de Monaco-ville, une autre aussi au monument aux morts du cimetière de Beausoleil.
Sources

SOURCES : Robert Girod, Les fusillés de l’Ariane éd. Artephis, Cannes 1994. — Internet Wikipédia "Fusillés de l’Ariane". — Mémorialgenweb. — Renseignements communiqués par Mr J. Wolzok.

Claude Pennetier, Jean-Louis Ponnavoy

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