Dans le cadre d’une action de "nettoyage" des maquis (FTPF et AGE) du Canigou (Pyrénées-Orientales), les Allemands organisèrent une opération conjointe avec les Francs-gardes de la Milice des Pyrénées-Orientales et de l’Aude. Le village de Valmanya a été incendié et détruit. Les quatre habitants qui étaient restés chez eux furent assassinés. Un des chefs du maquis, blessé puis torturé, fut exécuté. Le corps d’un maquisard FTPF ne fut pas retrouvé.

Le village de Valmanya depuis la route descendant du col Palomera. Au fond, à l’ouest, les versants abrupts (ici enneigés) de la haute vallée de la Lentilla.
photographie André Balent, 1er mars 2015
L’attaque de la Milice eut lieu depuis La Bastide et la col Palomera, à l’est de Valmanya. Les Allemands attaquèrent aussi depuis Vinça (attaque principale, depuis l’aval, dans la vallée de la Lentilla) et depuis Prats-de-Mollo en franchissant les hautes crêtes (plus de 2600 m d’altitude) de la haute vallée de cet affluent de la Têt.
La "grotte" de Valmanya, monument en l’honneur des victimes de l’attaque des Allemands et de la Milice des 1-3 août 1944 et des déportés du village
photographie André Balent 1er mars 2015
Valmanya, une des plaques commémoratives de la "grotte"
photographie André Balent, 1er mars 2015
Valmanya, une autre plaque commémorative de la "grotte" de Valmanya
Photographie André Balent, 1er mars 2015
Depuis le puig de l’Estella (1791 m), la chaîine qui sépare les communes de Valmanya (Conflent), à droite, au nord et de Corsavy (Vallespir), à gauche, au sud. Au fond les hauts sommets, près du Canigou, qui dominent la haute vallée de la Lentilla
Cette crête, tenue par les résistants dut être évacuée sous la poussée des Allemands venus d’Arles-sur-Tech, au sud.
Cliché : André Balent, 8 juin 2017.
Depuis le puig de Sant Pere, le col de la Cirera (1731 m) que franchirent les Allemands venus d’Arles-sur-Tech afin de prendre à revers le cantonnement des résistants (FTPF et AGE) à la Pinosa)
À droite du col de la Cirera, le début du versant abrupt qui domine la Pinosa.
Cliché : André Balent, 8 juin 2017.
La cité minière de la Pinosa (commune de Valmanya) depuis le chemin venant du col Palomera (commune de La Bastide)
En juillet 1944, les deux maquis (Henri-Barbusse FTPF ; AGE, 1e brigade) s’y étaient regroupés. La Pinosa a été attaquée par les Allemands le 2 août 1944.
Cliché : André Balent, 4 juillet 2017
Cité minière d’altitude de la Pinosa (commune de Valmanya), 1360 m.
Julien Panchot, un des chefs du maquis FTPF, blessé, a été torturé puis exécuté contre le mur de la cantine de la cité minière de la Pinosa, à l’emplacement de la plaque commémorative, le 2 août 1944.
Cliché : André Balent, 4 juillet 2017.
Dans le cadre d’opérations de « sécurisation » de zones stratégiques nécessaires à la poursuite de la bataille de Normandie et à l’attente du débarquement annoncé en Méditerranée, les forces allemandes épaulées parfois par les francs-gardes de la Milice entreprirent un nettoyage systématique des abcès de fixation que constituaient les maquis. Dans le cas du massif du Canigou où étaient installés trois maquis : FTPF, maquis « Henri-Barbusse » (Voir Morer George (sic) qui le dirigea dans sa phase initiale à Pleus ; Panchot Barthélemy, Panchot Julien qui le dirigèrent dans sa phase "Canigou") ; de l’AGE (Agrupación de guerrilleros españoles, (Voir Gandia Lorenzo Rafael) ; de la résistance cérétane [de Céret] unifiée (« maquis 44 » commun aux FTPF et à l’AS du Vallespir, Voir Mau Pierre), les Allemands n’avaient pas oublié l’action conjointe des deux maquis FTPF (Henri-Barbusse) et AGE du 29 juillet 1944 (occupation momentanée de Prades, ville sous-préfecture du Conflent). Les deux maquis (FTPF et AGE) finirent par s’établir dans un cantonnement commun, dans les bâtiments de la colonie minière d’altitude (1350 m) de la Pinosa. Cet établissement industriel installé en pleine montagne, non desservi par une route mais par un chemin de fer minier et un téléphérique, avait été abandonné depuis 1931 après la cessation de l’exploitation du fait de la Grande dépression. Les FTPF (au moins soixante hommes, en majorité de jeunes réfractaires du STO, mais avec la présence, aussi, selon Ramon Gual (op. cit., 1998, p. 734), de deux Soviétiques, d’un Autrichien, d’un Polonais et d’un Sénégalais) y arrivèrent le 8 juillet, les guérilleros de l’AGE, environ cent à cent-dix hommes, le 20. Émile Sabatier, un Français, ancien des Brigades internationales, avait intégré la formation de l’AGE avec le grade capitaine ; du fait de sa longue expérience militaire il en assura le commandement avec Rafael Gandia). Il servit de lien entre les guerrilleros et les FTPF du maquis Henri-Barbusse. Les Allemands connaissaient son implantation des maquisards à la Pinosa, grâce aux informations fournies par un de leurs agents — Nessim Eskenazi (1913-1944), un Juif apatride, de nationalité turque naturalisé français en 1938 et à qui Vichy avait retiré sa nouvelle nationalité — qui avait réussi à gagner momentanément le cantonnement du maquis Henri-Barbusse. Eskenazi, revêtu de l’uniforme allemand, accompagna la colonne allemande qui, depuis Vinça, "monta" à Valmanya. Un autre agent allemand, le Picard Joseph Bricongne (1893-1944), qui s’était lié d’amitié avec Eskenazi, avait reçu l’ordre de prendre possession de camions à Valmanya, peu de temps avant l’attaque allemande mais en avait été empêché par des "réfractaires". Pendant les combats des 1er et 2 août, un groupe de l’AGE assurait la protection du village.
Une action combinée (1-3 août 1944) regroupa, d’une part des forces allemandes du Heer (Armée de Terre) prélevées sur les garnisons de Perpignan et de Mont-Louis et de la Douane militarisée qui attaquèrent depuis le nord, en remontant la vallée de Lentilla, le village de Valmanya coupable de complicités avec les deux maquis et, d’autre part, trois trentaines de francs gardes de la Milice, deux des Pyrénées-Orientales et une de l’Aude, commandées par le chef René Teisseyre qui attaquèrent depuis l’Est. Les miliciens acheminés en autobus arrivèrent au village de la Bastide où ils fusillèrent sommairement (2 août) trois guerrilleros de l’AGE (Voir : Lieu d’exécution de La Bastide (Pyrénées-Orientales)) dont peut-être, un seul aurait été réellement membre de ce groupe armé, les deux autres ayant été des victimes civiles. Ils franchirent ensuite le col Palomera afin d’effectuer leur jonction à Valmanya avec les Allemands montés depuis Vinça. Les maquisards (FTPF et AGE réunis) firent face aux assaillants et protégèrent en premier lieu la population du village menacée de représailles.
Le gros des combattants de l’AGE, pourvus d’un fusil-mitrailleur firent face aux francs-gardes venus de La Bastide. Un autre de de leurs groupes, commandé par Manuel Galiano était posté en aval du village de Valmanya afin de bloquer ou, du moins, de retarder, la progression des Allemands venus de Vinça.
Sur la crête entre le Puig de l’Estella et le col de la Cirera, séparant le Conflent du Vallespir et dominant les installations de la mine de la Pinosa, un groupe de maquisards FTPF commandés par Julien Panchot avait pour mission de bloquer un assaut venant du sud, de la vallée du Tech. Ils disposaient aussi d’un fusil-mitrailleur. Ils étaient appuyés, au col de Pei, par des éléments issus du groupe franc de René Horte.
Finalement, appuyés par trois automitrailleuses qui progressaient facilement sur les pelouses des alpages dominant la mine de Batère (sur le versant vallespirien) les Allemands, venant d’Arles-sur-Tech, arrivèrent sur la crête du col de la Cirera le 2 août, vers 5 heures 30 du matin. Une partie des FTPF de Julien Panchot dut se replier vers la Pinosa afin d’effectuer la jonction avec le groupe d’Étienne Bourrel qui avait décroché à Valmanya après avoir protégé la population. D’autres Allemands, tous des douaniers — comme l’ont montré les travaux de Christian Xanxo, historien, qui a étudié la composition des forces d’occupation dans les Pyrénées-Orientales, il n’y avait pas de Gebirgsjäger, chasseurs de montagne de la Wehrmacht, comme a pu l’écrire Jean Larrieu (op. cit., 1994, 1997) — venaient de l’ouest : depuis Prats-de-Mollo, dans le haut Vallespir et le Pla Guillem et Vernet-les-Bains en Conflent, ils progressèrent vers l’est, en franchissant les crêtes à proximité des pics de Tres Vents et du Barbet puis en dévalant la haute vallée de la Lentilla afin de parfaire l’encerclement de Valmanya et de prendre à revers les FTPF. Ils ne réussirent pas à empêcher la fuite et la dispersion dans la montagne boisée d’une bonne partie de ces maquisards qui purent atteindre sans dommage les crêtes, près de Prat Cabrera, sur l’autre versant de la haute vallée de la Lentilla. Certains de ces Allemands venus de l’ouest arrivèrent au village après que la population eut déjà pris la fuite vers le bois de l’Avetosa, au nord, au dessus du village, et que le petit groupe de FTPF commandés par Étienne Bourrel eut décroché face à la poussée conjointe des francs gardes descendus du col Palomera et des autres Allemands montés depuis Vinça. Une bonne partie des Allemands descendus des crêtes du Tres Vents fit sa jonction avec ceux venus du Vallespir par le col de la Cirera à la Pinosa. Ils incendièrent les bâtiments de cette colonie minière.
La population de Valmanya fut prévenue par téléphone depuis la commune située en aval, Baillestavy. La colonne allemande venue de Vinça fut par ailleurs ralentie entre les deux villages par l’action d’éléments déterminés et combatifs de l’AGE commandés par Manuel Galiano Gracia. Elle parvint à Valmanya vers 20 heures et fit sa jonction avec les miliciens descendus depuis le col Palomera. Ces derniers atteignirent Valmanya vers 22 heures après avoir fait face aux guérilleros de l’AGE Un chef de centaine de la Franc-garde, Pierre Melchior (1909-1978), agriculteur, président de la délégation spéciale de Serdinya-Joncet nommée par Vichy, a été aperçu au devant de la colonne allemande, juste avant que celle-ci eût pénétré dans le village.La femme de Melchior, Claire Mary, était originaire de Valmanya ; son père, Félix Mary, y était domicilié (mais absent lors de l’assaut). Pierre Melchior n’aurait pas été étranger à l’exécution des quatre villageois qui restèrent à Valmanya (cf. ci-desous). Sans doute en représailles, le 7 août 1944, douze hommes du maquis Henri-Barbusse, repliés entre Sahorre et Serdinya, pénétrèrent dans sa maison, à Serdinya, dans l’intention de l’enlever. Comme il était absent, ils "réquisitionnèrent" des effets et de l’argent. Cette opération de représailles est à mettre en relation avec sa participation à l’assaut et à la destruction de Valmanya.
La plupart des habitants de Valmanya s’enfuirent dans la montagne ce qui leur permit d’échapper au massacre. Une femme, Mme Arquer, âgée de soixante-cinq ans, réussit à se cacher près du village et assista au pillage (par les miliciens) puis à la destruction (souvent à la dynamite) des maisons, à leur incendie, à celle de l’outillage, en particulier agricole ; à l’abattage du bétail. Un viol d’une femme enceinte fut commis par un groupe d’assaillants dans un mas isolé : René Horte président du CLL de Valmanya précisa dans un rapport rédigé à l’intention du CDL le 9 novembre 1944 que la victime fut finalement épargnée et eut la vie sauve. Elle était enceinte et fut la proie de quatorze hommes.
Les miliciens vendirent une partie de leur butin à Vinça (un bourg du Bas-Conflent, près de la confluence entre la Lentilla et la Têt) où certains des habitants de Valmanya retrouvèrent quelques-uns de leurs biens spoliés. Plusieurs témoignages attestent ce fait.
Jacques Romeu alias « Matot » et Pierre Beaux alias « Guillot » pensaient qu’étant trop vieux il ne leur serait rien fait. Il en fut de même de deux ouvriers agricoles espagnols, Emeterio Barrena et Josep Gimeno. Tous les quatre furent torturés puis abattus sur place : par les Allemands ainsi que l’a consigné la version communément admise ? Ou par des miliciens ainsi que semblent le corroborer des témoignages postérieurs ? Ils furent roués de coups, mutilés, et eurent les ongles et cheveux arrachés. Leurs corps furent abandonnés pendant huit jours sur la chaussée et furent enterrés à l’issue de funérailles sommaires par un groupe de résistants venus constater l’état des destructions subies par le village martyr.
Les éléments du maquis « Henri-Barbusse » dont la mission était de protéger le village et ses habitants décrochèrent à leur tour après la fuite de ces derniers vers la crête au nord de la vallée de la Lentilla, commandés par Étienne Bourrel (alias "Tito" ou "Cati", de Salvezines, Aude). Ils se replièrent en bon ordre vers le haut de la vallée afin de se disperser. D’autres FTPF parmi lesquels Julien Panchot couvraient la retraite des maquisards (venus de Valmanya ou du col de la Cirera). Blessé, Panchot fut capturé par les Allemands qui, après l’avoir torturé, l’exécutèrent contre le mur de la cantine de la mine de fer de la Pinosa qui avait servi de base au maquis Henri-Barbusse. Le résistant de Valmanya, René Horte président du CLL, précisa dans son rapport du 9 novembre rédigé à l’intention du CDL des Pyrénées-Orientales que Panchot eut les cheveux, les ongles et les yeux arrachés et que, incapable de se tenir debout, il fut fusillé assis. Son frère Barthélemy eut le temps de couvrir le cadavre avec des branchages, afin de le préserver des animaux sauvages. On peut toujours voir l’impact des balles sur le mur. Une plaque y a été apposée qui rappelle les circonstances tragiques de son exécution. L’essentiel des effectifs maquisards (FTPF et AGE confondus) eut donc la vie sauve. Certains parvinrent dans les environs de Prades ; de Catllar et Molitg, ils gagnèrent le col de Jau, aux confins du département de l’Aude où ils reconstituèrent un petit maquis. D’autres intégrèrent le maquis 44 à Saint-Marsal et Prunet-et-Bellpuig. Ils participèrent ainsi à la Libération de Céret. Le reste réussit à se regrouper à Estoher, en Conflent, et, de là ; gagner la basse vallée de l’Agly. En tout état de cause, la plus grande partie d’entre eux ne fut pas disponible pour participer aux combats de la libération de Perpignan.
Un maquisard des FTPF, François Cabaussel, qui participa aux combats de Valmanya fut porté disparu et reconnu mort en 1956.
Une plaque installée dans une « grotte », près de Valmanya, commémore l’attaque du village, sa destruction, les quatre exécutions (2-3 août 1944) ainsi que les déportés pour faits de résistance. Les noms de Julien Panchot et de François Cabaussel y figurent également.
Furent donc exécutés à Valmanya :
- quatre civils assassinés vraisemblablement par la Milice,
- deux maquisards FTPF, dont un cadre communiste, exécuté par les Allemands et un autre maquisard abattu (ou tué au combat ?) par les Allemands.
Dans l’ouvrage écrit sous la direction de Narcisse Falguera (op. cit., 2004, p. 170), à partir du livre de Miguel Angel Sanz (op. cit.) rédigé en espagnol (et dans lequel on relève des erreurs de détail ou des approximations), il est fait état de quatre guérilleros (Rivas, Alcarcia Garcia, Juan Baux et Jaime Romero) qui auraient aussi été tués dans les combats de Valmanya. Aucun des nombreux témoignages recueillis depuis 1944 n’est venu corroborer la réalité de ces disparitions. Un examen attentif des patronymes montrent que, en fait, les rédacteurs du chapitre de l’ouvrage dirigé par Narcís Falguera (op. cit., p. 170) transforment grossièrement des patronymes de victimes de La Bastide et de la mise à sac du village de Valmanya, deux d’entre elles, vieux villageois de nationalité française, étant à coup sûr, des victimes civiles. "Ribas" n’est autre que Josep Ribes Ràfols assassiné par la Milice ainsi que Esteban Alcaina Garcia dont le nom est travesti en "Alcarcia Garcia". "Juan Baux" n’est autre que le villageois de Valmanya, Jean Beaux. Les nom (catalan) et prénom (français) de l’autre habitant de Valmanya, Jacques Romeu, de nationalité française, tué en même temps que le précédent, ont été carrément traduits en castillan ("Jaime Romero"). Ce ne sont donc pas des guerrilleros tués par ailleurs dans les combats de Valmanya. D’ailleurs, aucun autre cadavre que ceux que nous avons mentionnés (à l’exception de Cabaussel, présent dans l’affrontement et porté disparu à l’issue des combats) n’a été retrouvé.
En revanche, le guérillero Palacios, blessé dans les combats, put se réfugier dans une galerie de la mine de Batère (commune de Corsavy). Soigné par le directeur, Chanut, il fut transporté, le 3 août à 3 heures du matin, dans sa voiture personnelle, par le résistant Jean Jorda (d’Arles-sur-Tech) à Perpignan, à la clinique des docteurs résistants Nicolau et Baillat qui purent l’opérer et le sauver.
BARRENA Emeterio
BEAUX Pierre
ROMEU Jacques
GIMENO Josep
PANCHOT Julien
CABAUSSEL François
Sources

SOURCES : Arch. dép. Pyrénées-Orientales, 105 W 6, Cour de Justice des Pyrénées-Orientales, dossiers Bricongne (n° 42) et Eskenazi (n° 41). — Arch. com. Valmanya, rapport de René Horte, président du CLL rédigé à l’intention du CDL, 9 novembre 1944. — Arch. privées André Balent, copie d’un tapuscrit autobiographique, Biographie et rapport sur la Résistance de Rius Sébastien alias « Constantin » Numéro matricule 40014, 17 p., s. d. [années 1980] ; Camille Fourquet, Le Roussillon sous la botte nazie, copie d’un tapuscrit inédit [1965]. — Rosemary Bailey, Love and War in the Pyrenees. A story of Courage, Fear and Hope, 1939-1944, Londres, Phoenix, 2009, 340 p., 1er édition 2008, Londres, Weidenfeld & Nicholson, 2008. — André Balent, « Les guerrilleros espagnols des Pyrénées-Orientales d’août 1944 à mars 1945, les autorités françaises et le contrôle de la frontière », Le Midi rouge, bulletin de l’Association Maitron Languedoc-Roussillon, 14, 2009, pp. 24-43. — André Balent, « La surveillance allemande de la frontière en Cerdagne (janvier-août 1944) », Sources, Sainte-Léocadie (Pyrénées-Orientales), 2, 2014, pp. 106-109. — Narcís Falguera (dir.), Guerrilleros en terre de France. Les Républicains espagnols dans la Résistance française, préface de Léo Figuères, Pantin, Le Temps des cerises, 2004, 316 p. [pp. 169-170]. — Ramon Gual, Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, II a, Els Alemanys fa (pas massa) … temps, Prades, Terra Nostra, 1996. — Ramon Gual, Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, II b, De la Résistance à la Libération, Prades, Terra Nostra, 1998. — Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la résistance catalane, I, Chronologie des années noires, Prades, Terra Nostra, 1994 ; « Le Canigou dans la Seconde Guerre mondiale », in Marie-Édith Brejon de Lavergnée, Jean-Pierre Bobo, Gérard Soutadé (dir.), Le Canigou, 1896-1996, actes du colloque de Perpignan (1996), Perpignan, Archives départementales, 1997, p. 291-317 — Miguel Angel Sanz, Luchando en tierras de Francia. La participación de los españoles en la Resistència, préface de Jean Cassou, Madrid, Ediciones de la Torre, 1980, 254 p. — Nombreux témoignages oraux.

André Balent

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