Né le 28 juin 1905 à L’Hopiteau-de-Marsais (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), mort par suicide le 8 décembre 1943 à Reims (Marne) ; photographe de presse à l’Humanité ; résistant. militant communiste ; responsable du Front national ; capitaine FTPF dans l’Yonne puis dans la Marne.

La mémoire de Raoul Chollet à Épernay
La stèle du maquis de Saint-Just à Asnières-sous-Bois
Clichés Husson et ANACR
Photographe de presse au journal L’Humanité avant août 1939, domicilié à Paris, Raoul Chollet s’est installé en 1941 dans l’Yonne à Asnières-sous-Bois, village d’où était originaire son gendre, Roland Moret.
En juin 1942, il a pris contact avec un responsable du Front national de lutte pour l’indépendance de la France, Robert Bucheton, de Clamecy, et a créé à Asnières-sous-Bois le maquis Saint-Just. Dans le même temps, il a participé à la mise en place du Front national dans la région d’Avallon. En septembre 1943, dénoncés et menacés d’être arrêtés, Raoul Chollet et Roland Moret ont été mutés dans la Marne par la direction nationale des FTPF, avec le grade de capitaine. Le 7 décembre 1943, ils ont été arrêtés tous les deux lors d’une réunion de l’état-major FTPF chez Raoul Mathieu 78, avenue de Paris à Reims. Le 8 décembre 1943, Raoul Chollet s’est donné la mort en avalant une dose de cyanure dans les locaux de la Gestapo 18, rue Jeanne d’Arc à Reims.

À Asnières-sous-Bois, route de Crai, une stèle commémorative a été érigée à l’initiative de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR), pour honorer la mémoire de Raoul Chollet et de Roland Moret. Chaque année, le 15 août, un hommage leur est rendu devant cette stèle. Le nom de Raoul Chollet est inscrit sur la liste 1939-1945 du monument aux morts d’Ardillières (Charente-maritime) et sur le Monument aux fusillés et déportés d’Auxerre. Dans la Marne, il figure sur la liste des fusillés du Monument aux martyrs de la Résistance élevé à Épernay, orthographié Cholet.
Le 29 juillet 2004, à Paris, sur le Parvis des Libertés et des Droits de l’Homme au Trocadéro, le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a cité le nom de Raoul Chollet dans son hommage aux journalistes disparus ou décédés au cours de leur mission :
« À cette mémoire des combattants de la liberté, je veux associer celle des journalistes de la Résistance qui firent entendre la voix de l’espoir au cœur des années noires, grâce à une presse clandestine riche de plus de mille titres […] Parmi ces noms illustres, je veux citer ici Raoul Chollet, qui s’est suicidé pour ne pas parler […] ».
Sources

SOURCES : Informations communiquées en mai 2005 à Jocelyne et Jean-Pierre Husson par Nadine Moret, petite-fille de Raoul Chollet. — Comité d’histoire de la 2e guerre mondiale, Recensement des internés marnais par André Aubert. — Jean-Pierre et Jocelyne Husson, La Résistance dans la Marne, dévédérom, AERI-Département de la Fondation de la Résistance et CRDP de Champagne-Ardenne, Reims, 2013.

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Version imprimable de cet article Version imprimable