Né le 16 janvier 1910 à Allevard (Isère), guillotiné le 19 avril 1944 à Stuttgart (Allemagne) ; cheminot ; résistant ; syndicaliste CGT de la Côte-d’Or.

Jean Tamigi
Fils de Henri Tamigi, peintre puis quincailler, et d’Adrienne Perrin-Gouron, ménagère, Jean Tamigi fut embauché le 1er avril 1937 comme apprenti au dépôt de Dijon-Perrigny puis devint ouvrier. Dès la fin de l’année 1940, il créa avec ses camarades du dépôt : André Dubois, Raymond Gaspard, Raymond Pageaux, Maxime Perreau, Jean Ridet et Maurice Thuringer, le groupe de résistance et de sabotage du dépôt de Perrigny. Il organisa avec ses camarades les évasions de personnes recherchées, des sabotages de matériel et des réceptions de parachutages pour la Résistance.
Selon Maurice Mazué et Georges Baudin, il fut également membre ainsi que ses camarades, de "Résistance ouvrière", groupe constitué à l’intérieur de la CGT à partir de fin 1942, début 1943.
Dénoncé à la suite du parachutage d’Arcenant le 12 juillet et arrêté à son domicile par la Gestapo pour "détention d’armes et actes de terrorisme" dans la nuit du 31 août 1943 ainsi que ses six autres camarades et Paul Nicolas Meunier, employé municipal à Dijon, Jean Tamigi fut incarcéré à la prison de Dijon et condamné à mort le 27 novembre par le tribunal militaire FK 669. Le 2 décembre les cheminots du dépôt de Dijon-Perrigny déclenchèrent une grève qui s’étendit à toute la ligne Paris-Lyon. Une délégation se rendit à Vichy et obtint leur grâce. Jean Tamigi et ses 7 camarades furent cependant déportés en Allemagne le 22 décembre. Jugés par un tribunal militaire allemand à Karlsruhe, ils furent à nouveau condamnés à mort le 18 avril et transférés à la prison de Stuttgart. Jean Tamigi fut guillotiné avec ses camarades le lendemain 19 avril 1944, à 5h00 du matin dans la cour de la prison.
Il s’était marié le 28 décembre 1935 à Grenoble avec Chiarina Amalia Ceron et avait un enfant.
Une plaque apposée cour de la gare, à Dijon-Ville commémore son sacrifice et celui de ses camarades.
Sources

SOURCES : Témoignage de Maurice Mazué et Georges Baudin recueilli et enregistré par Jean-Louis Ponnavoy en mai 1998. — Sites internet (témoignages de Michelle et Henri Pageaux et d’André Perreau, compte-rendu de la conférence ferroviaire hebdomadaire, Rail et Mémoire, Fiche individuelle MémorialGenWeb, Mémoire des hommes). — État civil.

Jean-Louis Ponnavoy

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