Né le 1er mai 1914 à Puteaux (Seine, Hauts-de-Seine), tué par des militaires allemands le 23 août 1944 place Cambronne à Paris (VIIe arr.) ; tourneur ; secouriste de la Croix-Rouge, résistant F.F.I.

Fils de Louis Aignan, mécanicie, et de Céleste, née Martinet, blanchisseuse, André Aignan épousa Solange Coueraud, blanchisseuse, le 19 février 1938 à Puteaux, le couple vivait 34 rue Eugène Caron à Courbevoie (Seine, Hauts-de-Seine). Brancardier des équipes d’urgence de la Croix Rouge française et résistant des Forces Française de l’Intérieur. En raison de son activité, il demeurait chez sa mère 152 rue Jean-Jaurès à Puteaux. Le 24 août 1944 plusieurs camions se rendaient à Melun (Seine-et-Marne) pour chercher des sacs de farine dont une partie était destiné à la Ville de Puteaux.
Sur le chemin du retour, place Cambronne des soldats de la Wehrmacht tirèrent sur les camions, touché à la tête André Aignan fut transporté dans un poste de secours… en vain. Deux membres de la Croix-Rouge de Puteaux Maurice Lainé et Roland Ledoux témoignèrent sur les circonstances de la fusillade au commissariat de Puteaux. Dans le secteur Cambronne il y eut sept morts pour la Libération de Paris, les noms figurent sur une plaque apposée boulevard de Garibaldi : « Aignan André 31 ans, Belart Etienne 44 ans, Bourlet Roger 37 ans, Debailleux Louis 26 ans, Delcourt Raymond 25 ans, Lazark Baïzid 28 ans, Mainini Charles 38 ans ».
À Puteaux une plaque posée sur la façade du 152 rue Jean-Jaurès rappelle qu’il était Secouriste de la Croix-Rouge, son nom est gravé sur le monument « À la mémoire des martyrs de la Résistance », square des Martyrs.
André Aignan a reçu la mention « Mort pour la France ».
Sources

SOURCES : Arch. PPo. BA 1801, CB 90.35, 109W 2. – AM. Puteaux. – Site internet GenWeb. — État civil.

Daniel Grason

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