Né le 1er janvier 1909 à Monaco (Principauté de Monaco), assassiné le 15 août 1944 à Nice (Alpes-Maritimes) ; fonctionnaire gouvernemental à Monaco ; résistant.

René Borghini était le fils de Émile Gaëtan et de Hélène Marie Rohrmann.
Il fit ses études de droit à Paris et s’investit très tôt dans la Résistance. Il devint responsable du groupe du mouvement Combat à Monaco puis secrétaire de la présidence du Conseil national de Monaco. Il cacha dans son bureau de précieux documents concernant notamment les lieux de parachutage.
Il fut arrêté une première fois et relâché faute de preuves. Dénoncé par des fascistes, il fut de nouveau arrêté rue de la Turbie à Monaco chez ses parents, début juillet 1944 et emprisonné aux Nouvelles Prisons de Nice. À l’annonce du débarquement en Provence le 15 août 1944, la Gestapo niçoise sélectionna 23 otages dont René Borghini pour être exécutés en représailles. Ils furent emmenés en camion dans un terrain vague du quartier de l’Ariane au nord-est de la ville, le long du fleuve Paillon. Dès qu’ils en descendirent, ils furent fusillés les uns après les autres à coups de mitraillette.
Ses obsèques nationales furent célébrées dans la Principauté de Monaco le 18 novembre 1944, où il repose.
René Borghini était divorcé de Marie Sophie Sottolano.
Son nom figure sur une plaque au carré des fusillés de l’Ariane, à Nice.
Il fut déclaré "Mort pour la France" le 10 mai 1946.
Sources

SOURCES : Robert Girod, Les fusillés de l’Ariane, Ed. Artephis, Cannes 1994. —
Internet Wikipédia "Fusillés de l’Ariane". — Mémorialgenweb. — État civil.

Jean-Louis Ponnavoy

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