Né le 16 avril 1914 à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), assassiné le 15 août 1944 à Nice (Alpes-Maritimes) ; ingénieur ; enseigne de vaisseau ; résistant.

Jacques Renard était le fils de Joseph Léon et de Thérèse Éloïse Ravier, instituteurs. Son père étant mort sur le front d’Alsace en septembre 1914, il devint Pupille de la nation.
Il fit des études au lycée de Nevers et obtint son baccalauréat puis prépara à Dijon les concours des Hautes écoles administratives. Il fut reçu à l’École centrale et devient ingénieur des arts et manufactures en 1937.
Il fit son service militaire dans la marine et fut mobilisé en 1939 comme officier de réserve puis envoyé à Paris pour y organiser la défense anti-aérienne. En mai 1940, il fut affecté à Dunkerque où il commanda une batterie. À Paris au cours d’une action, il se distingua en sauvant une grande quantité de munitions sous le bombardement ennemi, ce qui lui valut la croix de guerre. Il fut démobilisé à la fin du mois d’août 1940 avec le grade d’enseigne de vaisseau de 2e classe puis employé à la réfection des ponts sur la Marne et il travailla à l’électrification d’une ligne de chemin de fer.
Il rejoignit la Résistance en 1942 au mouvement "Libération-sud" et en janvier 1943 devint adjoint au chef régional du mouvement "Libération" à Toulouse puis fut un des chefs de l’Armée secrète (AS). En octobre 1943, il fut nommé enseigne de vaisseau de 1re classe.
_En février 1944, il fut nommé membre du directoire régional des MUR (Mouvements unis de la Résistance) pour le Sud-est et le 16 juillet 1944, chef régional FFI pour la région R2 (Marseille-Nice) en remplacement du colonel Robert Rossi, arrêté par la Gestapo.
Jacques Renard fut arrêté par la Gestapo le 28 juillet 1944 à Nice lors d’une mission pour le Mouvement de Libération Nationale (MLN) avec Louis Maccagno* et emprisonné aux Nouvelles Prisons de Nice. À l’annonce du débarquement en Provence le 15 août 1944, la Gestapo niçoise sélectionna 23 otages dont Jacques Renard pour être exécutés en représailles. Ils furent emmenés en camion dans un terrain vague du quartier de l’Ariane au nord-est de la ville, le long du fleuve Paillon. Dès qu’ils en descendirent, ils furent fusillés les uns après les autres à coups de mitraillette.
Jacques Renard était célibataire. Il est inhumé dans le carré militaire du cimetière de Caucade, à Nice.
Son nom figure sur le monument aux morts Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), sur une plaque au carré des fusillés de l’Ariane, à Nice et à la liste des morts pour la France de l’École centrale, à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine).
Jacques Renard était chevalier de la Légion d’honneur, compagnon de la Libération et croix de Guerre 39/45. Il fut déclaré "Mort pour la France" le 28 janvier 1952.
Sources

SOURCES : Robert Girod, Les fusillés de l’Ariane, Ed. Artephis, Cannes 1994. —
Internet Wikipédia "Fusillés de l’Ariane". — Mémorialgenweb. — Mémorial national aux marins morts pour la France. — État civil.

Jean-Louis Ponnavoy

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