Né à Sartène (Corse) le 13 février 1923, exécuté le 17 juin 1944 au Castellet (Var), traceur sur tôles, FUJ, maquisard FFI.

Traceur sur tôles, célibataire, il était originaire du quartier populaire des HBM de Rodheillac à Toulon.
Résistant, il a participé avec un groupe de camarades des FUJ à la forte concentration maquisarde du plateau de Siou-Blanc (Signes, dans l’arrière-pays toulonnais) organisée par le CDL et le commandement CFL-FFI du Var à partir du 7 juin 1944 selon les ordres de mobilisation reçus. Il fut arrêté par des soldats allemands (stationnés, non loin, au Château-Chancel de Sainte-Anne d’Évenos) avec ses sept camarades, au cours de la descente vers Toulon, le 16 juin, après que la dissolution du maquis ait été ordonnée. Le groupe des jeunes maquisards fut fusillé sans jugement, le lendemain, à l’aube, à La Rouvière, au fond d’un vallon, sur le territoire du Castellet, après avoir creusé la fosse où ils allaient être ensevelis.
Leurs corps ne furent retrouvés que le 18 septembre 1944. Un monument funéraire a été édifié sur les lieux en 1946 ou 1947 (la souscription a été lancée en novembre 1944). Une autre stèle, érigée au PC du maquis de Siou-Blanc en 1945, rappelle aussi les noms des dix résistants fusillés ou tués lors de sa dissolution.
Sources

SOURCES : témoignages. — presse locale. — Résistance Var n°8 mars 1993.

Jean-Marie Guillon

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