Abattu le 19 août 1944 à Ollières (Var)

Résidant à Aix-en-Provence, Frank de Pierrefeu se trouvait au moment de la Libération au château de son oncle, le comte Olivier de Pierrefeu, à Ollières, non loin de Saint-Maximin. Il aurait participé avec son oncle et ses cousins au regroupement de soldats allemands débandés afin de les remettre aux troupes régulières qui avançaient non loin. C’est dans ces circonstances, en voulant faire prisonnier un groupe d’Allemands, qu’il fut fusillé avec sa tante, la comtesse de Pierrefeu (voir ce nom), contre le mur du château par d’autres militaires allemands, dont le chef, le lieutenant Weber, fut tué le lendemain. Sa tante aurait été mortellement blessée en se jetant sur le corps de son neveu que cet officier voulait achever.
Le colonel Sudre fit présenter les honneurs aux deux victimes devant le monument aux morts, avec un détachement américain. Leurs obsèques eurent le lendemain, toujours avec le colonel Sudre.
Un service religieux à leur mémoire fut célébré à l’église Saint-Jean-de-Malte à Aix, le 9 septembre 1944.
Frank de Pierrefeu et sa tante ont été cités à l’ordre de l’armée au Journal Officiel du 23 juin 1945.
Une plaque commémorative a été érigée sur les lieux du drame par la famille et inaugurée le 19 août 1946.
Sources

SOURCES  : Archives de l’ONACVG. — Rapport Powilewich au chef FFI-ORA du secteur. — Presse locale.

Jean-Marie Guillon

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