La ville de Briançon avait été libérée le 24 août 1944, mais les Allemands revinrent le 29 et la reprirent. Elle ne fut définitivement libérée que le 6 septembre après de violents combats. La journée du 29 avait été marqué par le drame de la Communication Y. Les FFI avaient prévu de réoccuper les forts dominant la ville. La section de commandement, dirigée par l’adjudant Varanfrain, composée d’une moto et de deux camionnettes arborant des drapeaux tricolores se dirigea vers le fort du Randouillet que l’on croyait évacué par les Allemands, alors qu’il y étaient revenus dans la nuit. Ce convoi, composé notamment de résistants venus en renfort de la vallée du Buëch, au sud du département (Compagnie Céard), fut pris sous leur feu. L’un des FFI (Henri Peuzin) fut abattu en tentant de se replier, les autres restèrent cachés derrière un muret et furent faits prisonniers. Ils furent fusillés sur place avec un agriculteur qui avait été blessé le matin. Une plaque à leur mémoire fut érigée le 9 juillet 1945.
Liste des victimes :
BOISSY André
CANDY Georges
KONOVALSKI Jonan
LAINE Lionel
LAMBERT Paul
OLLAGNIER Emile
PEUZIN Henri
RANCUREL Henri
TESSE Roger
VARANFRAIN André
VARANFRAIN Raymond
WAGNER Joseph
Sources

SOURCES : « Rapport sur les événements qui se sont déroulés à Briançon du 29 août au 6 septembre 1944, établi par Me DAURELLE, Notaire, administrateur bénévole de la ville pendant cette période (14 septembre 1944) ». — Richard Duchamblo, Cahiers "Maquisards et Gestapo", Gap, Ribaud Frères, 19 cahiers 1945-1949, reprint 2005 : Gap, Éditions des Hautes-Alpes, tome 2, 15e cahier, p. 33-35.

Jean-Marie Guillon

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