Née le 11 juin 1916 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), exécutée sommairement le 1er septembre 1944 au camp de Natzweiler-Struthof, à Natzwiller (Bas-Rhin) ; employée des postes ; résistante réseau Alliance.

Suzanne Cardineau était la fille d’Eugénie Marie Léontine Cardineau mère célibataire. Elle était employée aux PTT aux Sables d’Olonne (Vendée) où elle était domiciliée 3, rue du Centre.
Elle entra dans la Résistance comme agent de liaison au réseau Alliance, région Sud-Ouest "Hangar", secteur Vendée, avec le code S700, chargée de mission de 3e classe au groupe dirigé par André Coindeau de La Chapelle-Basse-Mer (Loire-Atlantique). Ce groupe fournissait des renseignements sur les installations allemandes le long des côtes atlantiques. Employée aux Postes, elle demanda un arrêt maladie puis obtint une mutation à Montaigu et ensuite à Nantes, probablement en raison de son rôle essentiel dans les liaisons téléphoniques du réseau. Le 24 novembre 1943, elle demanda à être rayée des cadres, sous prétexte d’un faux mariage mais fut cependant arrêtée le 9 janvier 1944 avec Auguste Blandin, Martial Poupeau et Henri Ichon, trois autres membres du secteur Vendée puis déportée avec la classification "NN" (Nacht und Nebel, Nuit et Brouillard) à Strasbourg puis au camp de Schirmeck (Bas-Rhin) où elle arriva le 29 avril 1944.
Devant l’avance alliée les 107 membres du réseau Alliance détenus à Schirmeck, dont Suzanne Cardineau, furent sur ordre du Haut commandement de la Wehrmacht (OKW) à Berlin, transférés en camionnette par fournées de 12 vers le camp de concentration du Struthof, où ils furent dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944, abattus d’une balle dans la nuque dans la salle d’exécution puis incinérés dans le four crématoire du camp.
Elle fut déclarée "Morte en déportation" par arrêté du 1er février 2013.
Elle obtint la mention la mention Morte pour la France, et son nom figure sur le monument aux morts des Sables d’Olonne. Son nom figure également sur la plaque commémorative du réseau S.R. Alliance au camp de concentration du Struthof, à Natzwiller (Bas-Rhin).
Un boulevard des Sables-d’Olonne (Vendée) porte son nom.
Sources

SOURCES : MémorialGenWeb. — Wikipédia "Réseau Alliance" et "camp de concentration de Natzweiler-Struthof ". — Association "Grains de mémoire". — Marie-Madeleine Fourcade "L’Arche de ¨Noé" Fayard 1968. — Auguste Gerhards "Tribunal du 3e Reich", Archives historiques de l’armée tchèque, à Prague. — État civil.

Jean-Louis Ponnavoy, Michel Thébault

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