Le 6 juillet 1944, sept résistants ont été exécutés Place Carnot à Tournon-sur-Rhône.

Monument aux résistants,fusillés,déportés.
Le 5 juillet à Tournon-sur-Rhône, quatre agents de la Gestapo dont l’officier SS Karl Schussning arrivés la veille de Saint-Etienne convoquèrent à la Kommandantur, les autorités de la ville, le maire remplaçant Maître Montgolfier, le commissaire de police et le chef de brigade de gendarmerie. Ils subirent injures, menaces et interrogatoires. Liste en mains, les militaires allemands aidés des auxiliaires français de la Gestapo en Drôme-Ardèche et des miliciens locaux délateurs multiplièrent les arrestations ; trente-et-une personnes furent appréhendées et interrogées dans un bar-restaurant de la place du Port, La Jeannette considéré comme un repère de résistants et au lycée de garçons occupé par une garnison allemande. Des résistants réussirent à échapper à la répression : René Perrier, Aristide Testard, membres de la CGT clandestine et des FTP légaux, le chef de gare Chaussenc de l’AS les ayant prévenus ainsi que Raymond Soulinhac, un des responsables de l’Armée secrète AS.
Le 6 juillet à 15 heures, sept résistants furent rangés face au mur du lycée et exécutés sans jugement. Le maire s’était offert comme otage à leur place, l’officier Karl Schussning avait refusé. L’abbé Vergne fut écarté de toute aide.
Burgunder Auguste, Richard, 48 ans , militant communiste clandestin ( fille Liliane 2 ans en 1944)
Devise Louis, 38 ans, garagiste du maquis
Gillot Louis François, 27 ans, résistant actif du centre PTT de Tournon avec Simone Curinier
Giraud Paul, René, Auguste 32 ans avait fait part publiquement de sa satisfaction de voir son camion pris par les FFI
Junique Émile, 47 ans
Verbeurgt Georges Louis, 48 ans, responsable de l’Union locale CGT de Tournon
son fils Georges a été tué au combat le même jour au château de la Chèze lors de la bataille du Cheylard, son fils Aimé, pseudonyme Alfred, était lieutenant FTPF.
Wiel Alfred , Jean, Augustin, 36 ans, du mouvement de résistance France d’Abord.
Sur intervention du maire, des obsèques individuelles et échelonnées avec des fleurs et une assistance de 30 personnes furent autorisées.
Le autres suspects furent relâchés sauf Claire Blachon déportée à Ravensbrück pour avoir portée une croix de Lorraine.
Les occupants détruisirent par explosif le bar La Jeannette.
La place Carnot devant le lycée a été dénommée place de la Résistance.
Un monument, Le mur des fusillés, œuvre du sculpteur Antoine Sartorio a été érigé en novembre 1946.
Tous les ans le 6 juillet une cérémonie est organisée par la municipalité et un comité d’entente d’ Anciens combattants.
Auguste Burgunder, Louis Devise, Louis Gillot, Paul Giraud, Émile Junique, Georges Verbeurgt et Alfred Wiel.
Sources

SOURCES : Jean Fouraison AERI . — Association des familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française et de leurs Amis : lettre de Mme O.Verbeurgt-Sauverzac.

Annie Pennetier

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