Né le 14 novembre 1921 à Bayonne (Basses-Pyrénées), abattu par les Allemands le 25 juillet 1944 à Bordeaux (Gironde) ; contrôleur des contributions ; résistant Franc-Tireur, MUR.

Lucien NOUAUX
Stagiaire de l’administration des contributions indirectes à Facture en Gironde, il travailla ensuite à Paris, puis à Angoulême comme contrôleur. Réfractaire au Service du travail obligatoire, il quitta famille et emploi fin 1942, et tenta de rejoindre les Forces françaises libres en passant par l’Espagne avec quelques camarades.
Après son échec de passage de Bretagne en Angleterre, il entra dans la clandestinité et prit contact avec la Résistance lyonnaise.
Entré dans un corps franc, il en devint rapidement un des animateurs, participa à de nombreux sabotages et assura le service des journaux clandestins entre Lyon et Toulouse.
C’est à Toulouse,en 1943, qu’il rencontra Pierre Dumas responsable local des Mouvements unis de Résistance (MUR) et devient chef de corps franc à Toulouse où il participa directement à 150 actions offensives (sabotage de voies ferrées, centrales électriques). Agent de liaison d’Antoine Avinin, chef du mouvement Franc-Tireur, il réussit à échapper aux nombreuses arrestations.
Début 1944, il quitta Toulouse pour Bordeaux afin de suivre Pierre Dumas, chargé de réorganiser la Résistance locale gravement touchée par les arrestations consécutives à la trahison de Grandclément, chef du corps-franc "Alouette". Devenu l’adjoint de Dumas, Lucien Nouaux sous le pseudonyme de Marc créa le groupe franc "Marc". Il fonda, avec un jeune officier de police, André Bouillard, le Corps-franc de la Libération (CFL) rattaché aux Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Il organisa des opérations de sabotage contre : la centrale électrique de Cenon, l’usine de cellulose de Facture, le poste de la Milice à Bordeaux, les pylônes à haute tension des grandes lignes de Bordeaux, des voies ferrées et des lignes téléphoniques. Il assura également des réceptions de parachutage
Son corps-franc subit la répression de la Gestapo (28 fusillés, 12 déportés), lui-même trahi, il tomba dans une souricière de la Gestapo près du Parc des Sports le 25 juillet 1944 à Bordeaux. Blessé de deux balles, il fut arrêté et emmené dans les locaux de la Gestapo au Bouscat où les policiers le libèrent de ses liens. Ayant conservé une arme sur lui, il tira sur les Allemands qui l’abattirent immédiatement.
Lucien Nouaux est inhumé au cimetière de Cestas en Gironde.
Il a été fait : Chevalier de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945- et Croix de Guerre 39/45 avec palme.
Son est inscrit sur la stèle commémorative 1939-1945 de Cestat près du cimetière situé à Gazinet.
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Sources

SOURCES : Vladimir Trouplin Dictionnaire des compagnons de la Libération Bordeaux, Elytis, 2010.— MemorialGenweb.

Annie Pennetier, Françoise Strauss

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