Né le 20 mai 1920 à Chatou (Seine-et-Oise, Yvelines), mort le 23 août 1944 à Paris (Xe arr.) ; conducteur typographe, gardien de la paix ; F.F.I.

Fils d’Auguste, Pierre Fouilleul, polisseur, et d’Alphonsine, Blanche, Marie, sans profession, Jean Fouilleul, alla à l’école maternelle, puis à l’école primaire à Chatou jusqu’à l’âge de huit ans. Il était âgé de onze ans quand la famille Fouilleul quitta Chatou pour Rueil-Malmaison, puis pour le 19 rue Albouy (Lucien-Sampaix) à Paris (Xe arr.). Il obtint son CEP à l’âge de quatorze ans. Le mari de sa sœur était imprimeur, il fut embauché par son frère qui travaillait à son compte, il apprit le métier devint conducteur-typographe à l’imprimerie Vioujas 29 rue Corbeau (Louvel-Tessier) à Paris (Xe arr.). De la classe 1940, il ne fut pas appelé sous les drapeaux.
L’un des cousins de Jean Fouilleul exerçait le métier de gardien de la paix à Paris, il décida de postuler en février puis mars 1942. Il débuta le 16 avril 1942, il expliqua son choix dans sa biographie du 21avril 1942 : « Est-ce lui [son cousin] qui me suggéra l’idée de devenir gardien de la paix ? Je ne saurai le dire, mais je me suis mis à aimer ce métier [Ils ont] la possibilité de rendre service journellement. […] Il concluait : « J’essaierai de me montrer à la hauteur de la tâche qui me sera commandée ».
Il suivit l’année de formation avec succès : « Bonne tenue, assez actif, discipliné ; très bon élément à tous points de vue, doit être titularisé ». Jean Fouilleul fut affecté au commissariat du Xe arrondissement.
Le 22 août 1944, son service se terminait à 20heures, habillé en civil, il se dirigea vers la mairie du Xe arrondissement prêta main-forte aux F.F.I. Vers 21 heures, il partit par la rue du Faubourg Saint-Martin, entendant des coups de feu, il se plaça sous une porte cochère, il fut touché par trois balles. Des secouristes de la Croix-Rouge l’allongèrent sur un brancard. Un soldat allemand tira une rafale de mitraillette sur lui. Jean Fouilleul fut emmené à l’hôpital Saint-Louis. Selon le témoignage de son père qui lui rendit visite, l’aorte avait été touchée, une « blessure grave, aucune opération ne fut possible ». Jean Fouilleul mourut le 23 août vers 11 heures du matin.
L’inhumation de Jean Fouilleul eut lieu le 30 août au cimetière de Bougival (Seine-et-Oise, Yvelines).
Déclaré « Victime du devoir », Jean Fouilleul a été cité à l’Ordre de la Nation (JO du 20 décembre 1944), décoré de la Légion d’Honneur (JO du 3 janvier 1945). Le ministère des Anciens combattants lui attribua la mention « Mort pour la France », il fut homologué F.F.I.
Son nom figure sur la plaque à la mémoire des combattants du IXe arrondissement morts pour la Libération de Paris, sur le monument commémoratif dans la cour de la mairie du IXe arrondissement au 6 rue Drouot, et sur la liste des policiers morts pour la Libération de Paris au Musée de la police 4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris (Ve arr.).
Sources

SOURCES : Arch. PPo. BA 1801, BA 1819, KC 14. – SHD, Caen, AC 21 P 186329. – Bureau Résistance : GR 16 P 230048. – Christian Chevandier, Été 44. L’insurrection des policiers de Paris, Éd. Vendémiaire, 2014. – « Au cœur de la Préfecture de Police de la Résistance à la Libération », Sous la dir. de Luc Rudolph, Directeur honoraire des services actifs, Éd. LBM, 2009. – Site internet GenWeb. — État civil.

ICONOGRAPHIE : Arch. PPo.

Daniel Grason

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