Né le 21 novembre 1914 à Montbouy arrondissement de Montargis (Loiret), tué le 21 août 1944 à Paris (XVIIe arr.) ; gardien de la paix ; F.F.I.

Marcel Faisy et son épouse Suzanne, née Mestre
Crédit : Isabelle Faisy, petite-fille de Marcel Faisy.
Fils de Eugène Faisy, maçon, et de Mélanie Renard, sans profession, Marcel Faisy s’était marié le 6 décembre 1937 à Nogent-sur- Vernisson (Loiret) avec Suzanne Mestre et demeurait 16 passage des Petits-Clos à Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine).
En août 1944, il était père d’une fille de 6 ans et sa femme était enceinte d’un garçon.
Il participa le 20 août à des combats dans la ville voisine de Nanterre, fut légèrement blessé. Le lendemain de retour de la préfecture de police avec trois collègues, interpellé par des S.S. à la hauteur du 28 boulevard Malesherbes, il fut abattu d’une rafale de mitraillette.
Son inhumation se déroula au cimetière de Suresnes. Considéré comme « Victime du devoir », Marcel Faisy a été cité à l’Ordre de la Nation (JO du 20 décembre 1944), décoré de la Légion d’Honneur (JO du 3 janvier 1945). Le ministère des Anciens combattants lui attribua la mention « Mort pour la France », il fut homologué F.F.I.
Son nom a été gravé sur le monument aux morts de son village natal, il figure sur la liste des policiers morts pour la Libération de Paris au Musée de la police 4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris (Ve arr.). Une plaque a été apposée 28 boulevard Malesherbes : « Ici le 21 août 1944 est tombé pour la Libération de Paris le gardien de la paix Faisy Marcel ».
Sources

SOURCES : Arch PPo. BA 1801, BA 1819. – SHD, Caen AC 21 P 181495. – Bureau Résistance : GR 16 P 214842. – Christian Chevandier, Été 44. L’insurrection des policiers de Paris, Éd. Vendémiaire, 2014. – « Au cœur de la Préfecture de Police de la Résistance à la Libération », Sous la dir. de Luc Rudolph, Directeur honoraire des services actifs, Éd. LBM, 2009. – Site internet GenWeb. — État civil.

Daniel Grason

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