Né le 21 novembre 1899 à Coulonges-sur-l’Autize (Deux-Sèvres), abattu par des soldats allemands le 7 septembre 1944 à La Roche-sur-Yon (Vendée) ; employé aux PTT à Niort (Deux-Sèvres) ; militant communiste ; résistant FFI de la Vendée.

Fils de Dalida Bertrand, sans profession et de Jean-Joseph Cailler, horloger, Hubert Cailler (dit souvent Auguste) se maria avec Juliette Bouin, le 20 novembre 1922 à Saint-Hilaire la Pallud (Vendée).
Sa fiche du registre matricule n° 1485 classe 1919, indique qu’il était télégraphiste,
qu’il s’était engagé le 1er janvier 1918 pour 4 ans. Incorporé au 2e Régiment de Zouaves, il passa au 8e Régiment du Génie en Algérie où il resta tout son temps. Devenu sergent, il fut libéré en octobre 1921. Télégraphiste militaire, il fut remobilisé en septembre 1939 et démobilisé à Bergerac en juillet 1940. Il habitait 18, rue du Dr Roux à Niort.
Cailler milita, avant-guerre, syndicalement et politiquement dans les Deux-Sèvres. En 1936, il représenta le Parti communiste quand se constitua le comité du Front populaire. (voir Auguste Gout). Il était membre du bureau régional et administrateur du Semeur. Mobilisé en 1939, il dut quitter les Deux-Sèvres en 1942 pour échapper à l’arrestation et devint responsable du Parti communiste en Vendée. Il fut par la suite remplacé par Raoul Bétin. Il passa alors au Front national où il semble avoir pris la succession de « Baptiste », arrêté début 1943. Hubert Cailler était le dirigeant communiste du département de la Vendée en 1944. Pressenti pour appartenir au CDL, il se trouvait à La Roche-sur-Yon au début septembre 1944 à un moment où le contrôle de la ville par la Résistance était encore incertain. En effet après avoir accompli de nombreuses destructions, le 26 août, les troupes allemandes commencèrent à évacuer La Roche-sur-Yon pour tenter de gagner l’est de la France mais surtout de rejoindre la poche de La Rochelle en cours de constitution. Mais La Roche-sur-Yon resta menacée par des passages en force d’unités disposant de moyens militaires toujours très supérieurs (malgré les parachutages) à ceux de la Résistance. Ainsi, plusieurs retours d’unités allemandes se produisirent à La Roche-sur-Yon les 30 août, 4 et 7 septembre. Ce 7 septembre, un détachement allemand venant de La Rochelle libéra les prisonniers allemands blessés soignés à l’hôpital de la ville, s’empara de 100 millions de francs à la Banque de France et se livra à de multiples contrôles de population en ville afin d’arrêter les chefs de la résistance. C’est dans ce contexte qu’Hubert Cailler fut abattu rue Sadi Carnot en tentant d’échapper à une patrouille allemande.
Il obtint la mention mort pour la France et son nom est inscrit sur le monument aux morts de Niort ainsi que sur le tableau commémoratif de la Poste de Niort. Une stèle fut apposée à La Roche-sur-Yon sur le lieu de son décès et une rue de la ville porte son nom.
Son fils Jean Cailler, âgé de dix-huit ans, fut responsable des Jeunesses communistes puis du Front patriotique des jeunes, dépendant du Front national, en Vendée et dans les Deux-Sèvres avant d’être muté dans la Vienne où il fut tué à la fin du mois d’août (entre le 16 et le 20 août) à Migné-Auxances.
Hubert et Jean furent enterrés au cimetière de La Roche-sur-Yon puis exhumés et transférés à Niort où sa femme vivait avec son dernier fils, Michel. Très atteinte par ce drame, elle mourut peu après d’une crise cardiaque.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Deux-Sèvres, 4 M 11/3, 4 M 11/4, 4 M 13/4. — Enquête auprès des militants des Deux-Sèvres et d’Auguste Brunet. — Brochure ONAC de la Vendée La Roche-sur-Yon, de l’Occupation à la Libération — Notes de Alain Dalançon et de Michel Chaumet, La Résistance e, Deux-Sèvres, op. cit. — Mémorial genweb — État civil. Son décès n’a pas été reporté sur son acte de naissance.

Jean-Pierre Besse, Michel Thébault

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