Né le 21 novembre 1899 à Coulonges-sur-l’Autize (Deux-Sèvres), abattu par des soldats allemands le 7 septembre 1944 à La Roche-sur-Yon (Vendée) ; employé aux PTT à Niort (Deux-Sèvres) ; militant communiste.

Fils d’un horloger, Hubert Cailler milita, avant-guerre, syndicalement et politiquement dans les Deux-Sèvres. En 1936, il représenta le Parti communiste quand se constitua le comité du Front populaire. (voir Auguste Gout). Il était membre du bureau régional et administrateur du Semeur. Mobilisé en 1939, il dut quitter les Deux-Sèvres en 1942 pour échapper à l’arrestation et devint responsable du Parti communiste en Vendée. Il fut par la suite remplacé par Raoul Bétin*. Il passa alors au Front national où il semble avoir pris la succession de « Baptiste », arrêté début 1943. Cailler était le dirigeant communiste du département en 1944. Il fut arrêté par les Allemands le 7 septembre 1944 à La Roche-sur-Yon en tentant d’échapper à une patrouille allemande et fut abattu sur place.
Son fils Jean, âgé de dix-huit ans, fut responsable des Jeunesses communistes puis du Front patriotique des jeunes, dépendant du Front national, en Vendée et dans les Deux-Sèvres avant d’être muté dans la Vienne où il fut tué à la fin du mois d’août.
Hubert et Jean furent enterrés au cimetière de La Roche-sur-Yon puis exhumés et transférés à Niort où sa femme vivait avec son dernier fils, Michel. Très atteinte par ce drame, elle mourut peu après d’une crise cardiaque.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Deux-Sèvres, 4 M 11/3, 4 M 11/4, 4 M 13/4. — Enquête auprès des militants des Deux-Sèvres et d’Auguste Brunet.

Jean-Pierre Besse

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