Né le 1er juillet 1915 à Le Kef (Tunisie), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; sergent-chef de l’Armée de l’Air ; victime civile.

Félix Allioti
Mémorial GenWeb
Félix Aliotti, d’une famille originaire de Lucciana en Corse, était le fils de Euloge Noël Benjamin, comptable puis militaire de carrière des troupes coloniales en Afrique occidentale puis en Tunisie, et de Anna Maria Sei. Il était sergent-chef au 2e bataillon de défense passive.
Il épousa Cléa Charlotte Dobons Lusina*, née le 28 octobre 1921 à Abazzia (Italie). De cette union naquirent trois filles, Christiane*, Marie-Christine* et Michèle*. Ils s’installèrent à Oradour entre la naissance de Marie-Christine en Avignon en septembre 1942 et celle de Michèle à Oradour en avril 1944.
Ils furent tous victimes du massacre commis par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich. Félix Aliotti fut mitraillé puis brûlé dans la grange Laudy, l’un des six lieux d’exécution des hommes. Son épouse et ses trois filles furent brûlées dans l’église.
Félix Aliotti obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Le nom de Félix Aliotti est inscrit sur les monuments d’Oradour-sur-Glane ainsi qu’à Bastia sur les plaques commémoratives des Lycée Jean Nicoli et Giocante de Casabianca, et sur le monument aux morts de la commune de Lucciana.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb.

Dominique Tantin

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