Né le 6 février 1917 à Ickern (Westphalie, Allemagne), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; ouvrier coiffeur ; victime civile.

D’origine polonaise, il était né pendant la première guerre mondiale à Ickern (Westphalie) dans le nord de la Ruhr, entre Dortmund et Recklinghausen, où son père était employé comme mineur. Ses parents ayant déménagé en Lorraine, il rejoignit à Schiltigheim, commune limitrophe de Strasbourg au nord, son frère Vladislav coiffeur installé dans cette ville. Il débuta à son exemple un apprentissage de coiffeur chez Hirsch, 59, rue principale. Il y rencontra à la fin des années 30, Marie Braunstein, déjà mère d’un petit garçon et dont la mère habitait Schiltigheim. En septembre 1939, Schiltigheim fut évacuée, conformément au plan prévu par le gouvernement français. Sur les 22.000 habitants, environ 13.900 furent dirigés vers la Haute-Vienne. Le village d’Oradour-sur-Glane accueillit 453 habitants de Schiltigheim.. Joseph Bergmann retrouva à Oradour Marie Braunstein. Ils s’y marièrent le 25 avril 1940 et Joseph reconnut comme son fils le petit Serge âgé de cinq ans. A l’été 1940, après l’armistice, une grande partie des habitants de Schiltigheim choisit de rentrer en Alsace. Huit réfugiés schilikois choisirent de rester à Oradour-sur-Glane : parmi eux, une famille juive les Kanzler et la famille Bergmann catholique mais qui avait réussi son intégration au village. Joseph Bergmann y avait trouvé un emploi de coiffeur chez Lucien Morliéras et participait comme joueur au club de football local.
Il fut victime le 10 juin 1944 du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich. Joseph Bergmann arrêté avec son patron Lucien Morliéras dans le salon de coiffure où il travaillait, sur la place du village, périt mitraillé puis brûlé dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Son épouse Marie Bergmann née Braunstein et son fils Serge Bergmann périrent dans l’église du village.
Son nom figure sur la stèle de la Résistance érigée à Schiltigheim (Bas-Rhin) en 2009.
Joseph Bergmann obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : site de la ville de SchiltigheimMémorial GenWeb. — AJPN Haute-Vienne. — Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. En cas de divergence entre les sources, nous avons retenu les informations d’état-civil de cette liste.

Dominique Tantin, Michel Thébault

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