Né le 8 juin 1923 à Oran (Algérie), fusillé à Nice (Alpes-Maritimes) le 7 août 1944 ; étudiant ; résistant FTP-MOI.

Juif pied-noir installé en métropole sous la fausse identité de Roland Levernay, il commit plusieurs attentats contre la Gare du Sud et une centrale électrique, tout en sabotant des véhicules allemands. Poursuivi par des policiers français après sa dernière action terroriste, il parvint à se dégager à coups de revolver et de grenade, blessant deux d’entre eux le 29 juillet 1944. Capturé place Franklin par des GAPPF, il fut remis à la police allemande de Nice. Condamné à mort par une cour martiale allemande le 7 août, il fut conduit au vallon de La Faïssa et fusillé par un peloton du 8e régiment de grenadiers.
L’Éclaireur de Nice, dans son édition du 9 août, précisa après le communiqué allemand :
« L’individu qui vient d’être exécuté appartenait à la pire espèce des terroristes : ceux qui affament la population. En plus de sa participation à des attentats à main armée, il avait fait sauter à la Gare du sud des locomotives qui permettaient notre ravitaillement. Il avait en outre blessé des représentants français du service d’ordre. Il s’était donc exposé délibérément au châtiment le plus sévère ».
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Alpes-Maritimes, 159 W 0049. — Archives du musée de la Résistance azuréenne, Martyrologe — Jean-Louis Panicacci, La Résistance azuréenne, Nice, Serre, 1994 — L’Éclaireur de Nice, 9 août 1944.

Jean-Louis Panicacci

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