Né le 6 juin 1909 à Annecy (Haute-Savoie), exécuté sommairement le 30 novembre 1944 à Pforzheim (Bade-Wurtemberg, Allemagne) ; officier d’active ; résistant du réseau SR Alliance.

André Sondaz était officier d’active. Il entra dans la Résistance au réseau de renseignements militaires "Alliance", comme agent de renseignements du groupe Viret-Giraud, sur le secteur Lyon "Villa".
Arrêté le 20 septembre 1943, il fut emprisonné au fort Montluc, à Lyon puis transféré à la prison de Fresnes (Seine, Val-de-Marne), d’où il fut sur ordre de la Gestapo de Strasbourg, déporté à destination de l’Allemagne et incarcéré le 25 janvier 1944 à la prison de Pforzheim sous le n° 571. Le 19 mars 1944, la Gestapo de Strasbourg transmit le dossier d’accusation concernant huit détenus dont André Sondaz, au Tribunal de guerre du Reich, qui y apposa les tampons « secret » et « affaire concernant des détenus » ainsi que la mention « NN » (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard). Le 10 septembre 1944, il fut remis à disposition de la Gestapo de Strasbourg sans jugement, ce qui équivalait à une condamnation à mort.
Devant l’avance des Alliés sur le Rhin le 30 novembre 1944, André Sondaz fut extrait de sa cellule ainsi que 17 autres hommes et 8 femmes appartenant comme lui au réseau Alliance. Après un simulacre de libération, ils furent tous conduits en camion à la forêt de Hagenschiess, à quelques kilomètres de Pforzheim et abattus d’une balle dans la nuque par les agents de la Gestapo de Strasbourg, Julius Gehrum, chef de l’AST III, Reinhard Brunner, Howold, Buchner et Irion, puis jetés dans une fosse recouverte ensuite de terre et de branchages.
Leurs corps furent exhumés par les autorités françaises le 19 mai 1945 et mis par des civils allemands dans des cercueils devant lesquels la population de Pforzheim dut défiler au cours d’une émouvante cérémonie. Ils furent ensuite rapatriés en France.
André Sondaz repose aujourd’hui au cimetière de Loire-sur-Rhône (Rhône).
Il obtint la mention "Mort en déportation" par arrêté du 18 mars 2003.
Son nom figure sur la stèle commémorative du réseau Alliance à Pforzheim (Allemagne).
Sources

SOURCES : Auguste Gerhards "Tribunal du 3e Reich", archives historiques de l’armée tchèque, à Prague, Le Cherche Midi, Paris 2014.— "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. tome 1.— Mémorial de l’Alliance, 1948.— Mémorial Genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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