Né le 19 décembre 1902, à Maringues (Puy-de-Dôme), mort sous la torture le 10 août 1944 (date d’enregistrement) à Clermont-Ferrand ; cheminot ; socialiste ; résistant Résistance -fer, membre de l’ Armée secrète AS puis des Mouvements unis de résistance MUR.

Fils de Etienne Garmy, boulanger et de Marie-Antoinette Bonneton,sans profession,Léon Garmy résidait prés de la gare SNCF de Clermont-Ferrand où il travaillait comme chef de brigade d’ouvriers au dépôt SNCF. Il se maria à Clermont-Ferrand en août 1922 avec Laurence-Louise Marvy en premier mariage, puis en septembre 1925 avec Mélanie, Jeanne Chambon en deuxième mariage.
Il fonda le groupe Résistance-fer et en devint le chef régional. Il appartint au Mouvement Socialiste (MOS), et à l’Armée Secrète AS qui s’intégra aux Mouvements Unis de la Résistance (MUR) créés en janvier 1943.
Il organisa le départ au maquis des jeunes qui refusaient de partir pour le STO. Il donna des renseignements indispensables pour le sabotage des voies ferrées et participa lui-même à des expéditions avec ses fidèles compagnons parmi eux Camille Leclanché. Il fut à l’origine du sabotage le 9 décembre 1943 aux Martres de Veyre (Puy-de-Dôme) ; des explosifs ayant été placés sur la voie ferrée, un convoi allemand fut neutralisé et cela se traduisit par plusieurs morts chez les Allemands mais aussi parmi les résistants. Dans la nuit du 6 au 7 janvier 1944, avec le corps Franc des cheminots il plaça des bombes explosives sur les machines du dépôt SNCF . Un indicateur avertit la police allemande SD, les bombes furent désamorcées. C’est ainsi que lors d’une rafle le 11 janvier 1944, Léon Garmy fut arrêté avec neuf autres résistants.
Il fut conduit à la prison militaire du 92e RI à Clermont –Ferrand puis à la villa René à Chamalières , et à Vichy (Allier) pour interrogatoires où il fut affreusement torturé par les hommes de Batissier. Il écrivit de nombreuses lettres, des poèmes, des chansons qu’il réussit à faire parvenir clandestinement à son épouse. Détenu dans une cellule voisine de celle de Camille Leclanché au SD de Vichy, il l’a vu partir le 2 mars 1944 avec des soldats allemands. Ramené à la prison militaire à Clermont-Ferrand, il en fut extrait le 10 août 1944 et emmené dans une voiture qui revint sans lui.
Nul ne l’a jamais revu, son corps n’a jamais été retrouvé, comme celui de Camille Leclanché.
Ce fut une grande figure de la Résistance, alias Noël pour ses compagnons de clandestinité
Reconnu - Mort pour la France -, son nom est inscrit sur la plaque commémorative apposée sur la façade de la gare SNCF de Clermont-Ferrand où un square et une rue proches de la gare portent son nom.
Sources

SOURCES : G. Lévy - F. Cordet - A nous l’ Auvergne , Presses de la Cité, 1981 Louis Saugues : Mon enfance sous les bombes, Clermont-Ferrand, 1939-1944 Édit. Louis Saugue, imprimé par Le Semeur Hebdo. — Site internet mairie de Clermont-Ferrand. — État civil de Maringues -

Huguette Juniet

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