Né le 14 mars 1906 à Bredons (Cantal), fusillé sommairement en représailles le 14 août 1944 à la carrière des Grises, commune de Prémilhat (Allier) ; instituteur ; résistant MUR.

Fils d’un couple d’instituteurs, il naquit au bourg d’Albepierre, commune de Bredons (aujourd’hui Albepierre-Bredons, Cantal) de Jean Alexis Besson et de Marie Antoinette Bouffet. Devenu lui-même instituteur, il se maria le 17 mai 1932 à la mairie de Millau (Aveyron) avec Germaine Françoise Marie Camperos. Ils eurent deux enfants.
Dans les années 40, il résidait avec sa famille à Montluçon, 7, rue Paul-Louis Courier, exerçant toujours sa profession d’instituteur à l’école Balzac. Son épouse était professeure au collège moderne de Montluçon. Il s’engagea dans la résistance. Une attestation datée du 3 juillet 1945 contenue dans le dossier DAVCC en témoigne : « Je soussigné capitaine Chelin Marcel ex commandant de la 1ère compagnie du groupement Millet, certifie que M. Besson Roger, instituteur à l’école Balzac à Montluçon et arrêté le 9 août 1944 par les Allemands appartenait à la résistance et demeurait en liaison avec moi ». Le bataillon Millet appartenait aux MUR (Mouvements Unis de la Résistance) et Roger Besson en fut homologué lieutenant FFI.
Il fut arrêté le 9 août 1944 à son domicile par la SIPO-SD sous prétexte d’interrogatoire. Incarcéré à la caserne Richemont à Montluçon (Allier), il en fut extrait le 14 août 1944, vers 5 heures du matin, avec 41 autres civils également détenus au même lieu. Ils furent conduits en camion sur la route de Quinssaines jusqu’au lieu-dit Les Grises, sur la commune de Prémilhat (Allier). Ils furent fusillés, vraisemblablement en représailles aux multiples attentats et actes de sabotages accomplis dans le secteur de Montluçon dans les premiers jours d’août 1944. Les corps furent jetés dans des fosses creusées à l’avance et couverts de chaux vive.
Il obtint la mention Mort pour la France en août 1945, et son nom figure sur le monument aux morts de sa commune natale Albepierre-Bredons (Cantal). Il figure également sur la stèle commémorative de Prémilhat (Allier).
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Cantal (État civil) — Dossier DAVCC Caen — site ajpnLes arrestations à Montluçon 1939 – 1945 — André Touret « Montluçon 1940-1944 : la mémoire retrouvée » 2001 et interview au journal La Montagne 13 août 2013 — Mémorial genweb.

Michel Thébault

Version imprimable de cet article Version imprimable