Au bout du chemin de Miran, sur la commune de La Pérouille, une stèle a été érigée en mémoire de sept hommes qui « furent fusillés, massacrés, rendus méconnaissables, victimes de la cruauté bestiale de leurs bourreaux avérée par la présence de 500 douilles retrouvées lors de la découverte de cette barbarie ».

Stèle érigée sur le chemin de Miran (à 1km de la D47) et à droite le panneau qui relate le drame.
Ici, le 20 juin 1944 « ont été assassinés par les boches : Diligent Lucien, Canals Pierre, André Louis, Nienhold Roland, Salem Henri, Salem Élie, Delaruelle Eugène.
Cliché Michel Gorand
Panneau installé à une dizaine de mètres de la stèle du chemin de Miran
Souvent l’objectif était d’empêcher la reconnaissance des corps, en brûlant les papiers, en défigurant les morts, voire en les brûlant (exemple Villedieu)
Cliché Michel Gorand
Ce 20 juin 1944, un détachement d’Allemands et de miliciens, lors d’une opération de répression, rassemblent 11 otages, pris au hasard ou proches de résistants, sur le champ de foire de Saint Gaultier (Indre) : 8 furent désignés pour monter dans une camionnette, un fut emmené au siège de la gestapo à Châteauroux et 2 furent libérés. Après un trajet de moins de 10 km, les 8 prisonniers durent descendre du véhicule et leurs papiers d’identité furent brûlés. À cette époque, le chemin de Miran était « un étroit sentier, boueux, rocailleux, bordé de haies très épaisses ». L’un des 8, Jean Piradeau, bouscula ses gardiens, plongea dans les haies et s’échappa, en rampant il put gagner une ferme à Mersan.
André Louis
Canals Pierre
Delaruelle Eugène
Diligent Julien
Nienhold Roland
Salem Elie
Salem Henri
Sources

SOURCES : panneau relatant ce drame et proche de la stèle. — Bruno Perrot, Un devoir de mémoire - le serment du chemin de Miran, (ISBN 97829553443707), édité deux fois, et épuisé (une nouvelle édition est en projet).

Michel Gorand

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