Né le 15 mars 1925 à Toulouse (Haute-Garonne), massacré par les Allemands le 10 juin 1944 au lieu-dit Le Malabre, commune de Beaune-les-Mines, aujourd’hui Limoges (Haute-Vienne) ; cheminot ; victime civile.

Fils de Jean Garros et de Marie Capelle ; le jugement du tribunal civil de Limoges du 2 mai 1946 dit que l’acte de décès du 12 juin 1944, n° 1431 sera rectifié et établi au nom de Garros Raymond, auxiliaire à la Voie de la SNCF, célibataire, domicilié à Toulouse ; le 9 juin 1944 une compagnie allemande de la division « das Reich » envahit Argenton vers 18h30 ; Raymond Garros, âgé de 19 ans, voyageur du train de Paris, bloqué à Argenton-sur-Creuse le 8 juin, fut arrêté le 9 juin et emmené, comme otage à Limoges le 10 juin, puis conduit le soir même avec une douzaine d’autres otages dans une carrière au lieu-dit Gramagnat, au Malabre, au nord de Limoges où il furent fusillés par les Allemands.
Reconnu « Mort pour la France » note du 13 mars 1947 du Ministère des Anciens combattants ; transcription en 1946 à Limoges. Son nom figure sur le Mémorial du 9 juin 1944 à Argenton-sur-Creuse ainsi que sur le monument commémoratif de la SNCF, gare Matabiau à Toulouse, et sur le monument aux morts de Montaudran à Toulouse.


Le 9 juin 1944 à Argenton-sur-Creuse
10-11 juin 1944 au Malabre
Sources

SOURCES : n° 1051 du registre des décès de Limoges. — Livre Mémorial « Cheminots victimes de la répression », Perrin/SNCF, 2017 p.652. — massacre du Malabre sur Wikipedia. — François Adeline Haute-Vienne La guerre secrète 1940-1944 Hors-série édité par Le Populaire du Centre, décembre 2006 — Mémorial genweb.

Michel Gorand, Michel Thébault

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