Né le 19 octobre 1927 à Étain (Meuse), massacré le 25 novembre 1943 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; collégien ; victime civile.

Henri Blanchet
Crédit photo : Le Lorrain 7.10.1944
Fils de Georges, employé de bureau et Julia née Fourslier, il habitait Metz et était élève des Frères des écoles chrétiennes. Réfugié avec sa famille à Clermont-Ferrand au 15 rue de Loradoux, il était élève au collège privé catholique Massillon.
Le 25 novembre 1943, pour en finir avec le foyer de résistance que représentait l’université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand depuis novembre 1939, 200 hommes de la Luftwaffe, commandés par les Gestapistes Blumenkampf, Kaltseiss et Mathieu, furent chargés de mener à bien une rafle à la faculté de Droit, avenue Carnot, à la bibliothèque, boulevard Lafayette et à la faculté de Sciences, avenue Vercingétorix. Pendant cette opération, Henri Blanchet, 16 ans, qui lisait des affiches à l’entrée de la bibliothèque prit peur à l’arrivée des Allemands et tenta de se sauver. Il fut tué par un soldat allemand devant la porte d’entrée du jardin Lecoq, boulevard de la Pyramide.
Avec le professeur Paul Collomp*, c’est la deuxième victime de cette journée au cours de laquelle plus de 500 personnes furent arrêtées et pour 130 d’entre-elles déportées.
Sources

SOURCES : AD Puy de Dôme, commémoration de la rafle de l’université de Strasbourg, 2013. — état-civil Clermont-Ferrand — Le Lorrain, 24 février 1945 — Jean Plagnieux, Chronique de la Faculté repliée à Clermont-Ferrand (1939-1945), Revue des Sciences Religieuses, 1969, volume 43, numéro 3, pp. 280-294.

Philippe Wilmouth

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