Trait d’union entre la Bretagne et la Normandie, la commune de Fougerolles-du-Plessis jouit d’une relative tranquillité au cours de la Seconde Guerre mondiale. Le manque de moyens de transport et l’éloignement des grands centres rendirent l’occupant indifférent à cette contrée mayennaise qui offrit toutefois un terrain favorable à l’esprit de résistance.

Fondé dès 1943 par Raymond Derenne, le groupe FTP de Fougerolles-Landivy-Larchamp, fut ensuite dirigé par son frère Julien Derenne, sous la responsabilité de l’inter-régional FTP, le commandant Pétri dit « Loulou ». Rassemblant une cinquantaine de personnes, le groupe participa à des opérations de sabotage et de renseignement et se spécialisa notamment dans la technique du parachutage et du transport d’armes et de matériel.

Trait d’union entre la Bretagne et la Normandie, la commune de Fougerolles-du-Plessis jouit d’une relative tranquillité au cours de la Seconde Guerre mondiale. Le manque de moyens de transport et l’éloignement des grands centres rendirent l’occupant indifférent à cette contrée mayennaise qui offrit toutefois un terrain favorable à l’esprit de résistance.

Fondé dès 1943 par Raymond Derenne, le groupe FTP de Fougerolles-Landivy-Larchamp, fut ensuite dirigé par son frère Julien Derenne, sous la responsabilité de l’inter-régional FTP, le commandant Pétri dit « Loulou ». Rassemblant une cinquantaine de personnes, le groupe participa à des opérations de sabotage et de renseignement et se spécialisa notamment dans la technique du parachutage et du transport d’armes et de matériel.

En mars 1944, du fait des difficultés rencontrées par les groupes de résistance bas-normands, l’Intelligence Service (IS) rechercha, sous la couverture du commandant anglais Claude de Bessac dit « Michel », des points d’appui en Nord-Mayenne. Point de convergence de nombreux groupes FTP de Fougerolles-du-Plessis fut identifié comme un élément important du dispositif britannique.
Parvenant à aménager un terrain au lieu-dit Panama, près du hameau de Montcharray, le groupe Derenne réceptionna cinq parachutages effectués au-dessus de Fougerolles-du-Plessis entre le 28 juin et le 9 juillet 1944. Au total, quarante tonnes d’armes et de munitions furent ainsi récupérées, entreposées et réparties entre les groupes locaux et ceux des centres voisins de l’Ille-et-Villaine, de la Manche et du Calvados.

A partir de juillet 1944, avec l’arrivée du capitaine Hayes, officier anglais de renseignement parachuté, quelques membres du groupe se livrèrent également à des opérations de patrouille, nettoyage et de liaison passant à plusieurs reprises les lignes allemandes et américaines de manière à préparer les itinéraires de l’avance alliée. Malheureusement, quatre hommes du groupe durent tomber sous les balles allemandes d’un peloton d’exécution et payer de leur vie leur courageuse activité.
Le 28 juillet 1944, les troupes allemandes investirent Fougerolles-du-Plessis, encerclèrent le bourg et firent rassembler tous les hommes du village pour un contrôle d’identité.

Victime d’une dénonciation, le groupe de résistance est démantelé. Son chef, Julien Derenne et trois de ses hommes, François Genevée, Victor Fréard et François Bostan sont arrêtés et conduits avec dix autres Fourgerollais au siège de la Gestapo à Saint-Jean-du-Corail (Manche).

Internés dans les sous-sols du château de Saint-Jean avec une cinquantaie d’autres détenus, les quatre résistants mayennais y sont sévèrement torturés durant trois jours d’interrogatoires conduits par des éléments de la 2e Panzer Division SS « Das Reich ».

Emmenés au château de Bourberouge avec Joseph, résistant du Calvados, les cinq hommes sont fusillés le 31 juillet 1944 dans la carrière de la forêt de la Lande Pourrie (Commune de Saint-Jean-du-Corail (Manche). et enfouis à peine morts sous un éboulement de pierres. Le lendemain de l’exécution de leurs camarades, quatre Fougerollais sont relâchés mais sic autres seront par la suite dépotés en Allemagne.

La liste des victimes :
Bostan François
Derenne Julien
Fréard Victor
Genevée François
Morin Louis
Sources

SOURCES  : Michel Desrues, Magali Even, Mémorial de la Mayenne 1940-1945. Fusillés, massacrés morts aux combats de la Libération, Direction départementale de l’ONACVG de la Mayenne, 2001.

Michel Desrues, Magali Even

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