Né le 1er mars 1910 à Toulouse (Haute-Garonne), mort le 17 juin 1944 à Rodez (Aveyron) ; agent des PTT ; militant socialiste de l’Aveyron ; socialiste clandestin (CAS) ; résistant de l’Aveyron (MUR, NAP).

Militant socialiste de Rodez (Aveyron) où il était commis au central téléphonique, Roger Chapelle était, en 1937, administrateur du Socialiste aveyronnais, organe de la fédération socialiste SFIO, puis fut secrétaire fédéral en 1939.
Résistant dès février 1941, il anima un service de liaison au sein de son administration, l’action consistait à aider la Résistance et à gêner l’action des troupes d’occupation. Il devint en octobre (novembre ?) 1942 adjoint au chef départemental départemental du NAP de l’Aveyron. Suite à de nombreuses arrestations, il passa dans la clandestinité et obtint un congé sans traitement en décembre 1943. Se sachant menacé, il se réfugia donc, à cette date, à Mende (Lozère). De cette ville, il continua de travailler à l’organisation de la Résistance aveyronnaise et se rendait fréquemment à Espalion (Aveyron) et à Rodez. De là, il se déplaçait .dans tout le département
Il dirigeait aussi le parti socialiste clandestin lorsqu’il devint, en février (mars ?) 1944, délégué général des MUR pour le département de l’Aveyron auprès du chef départemental Jean Moisset. Il fut blessé le 15 juin 1944 dans son appartement de Rodez Font et Moizet (op.cit., 2001) indiquent qu’il avait été blessé "accidentellement" (guillemets de Font et Moizet) par sa secrétaire. Il mourut deux jours plus tard à l’hôpital de Rodez. Le site averyonressitance (op.cit souligne que les circonstances de sa mort sont "mal élucidées". Il pourrait donc s’agir d’un meurtre.
Il était père de trois petites filles âgées de trois à douze ans.
Son nom figure sur la plaque gravée à la mémoire des agents des PTT de l’Aveyron apposée à l’Hôtel des Postes et Recette principale des PTT à Rodez. Il figure aussi sur le Monument aux morts de Montauban où selon certaines sources, il aurait été domicilié. Il ne figure pas sur le grand monument mémorial de Sainte-Radegonde (Aveyron) dédié aux morts de la "Résistance rouergate"
Sources

SOURCES : Le Socialiste aveyronnais, 7 août 1937. — Le Populaire, 15 juillet 1944. — Commission départementale de l’information historique pour la paix, Mémorial du Rouergue en Résistance, 1991. Christian Font & Henri Moizet, Maquis et combats en Aveyron. Opinion publique et résistance. Chronologie 1936-1944, Rodez et Toulouse, ONAC Aveyron, ANACR Aveyron, CRDP Midi-Pyrénées, 2e édition 2001, 411 p. [p. 271)]. — Marc Sadoun, Le Parti socialiste des accords de Munich à la Libération, thèse, 1979, p. 701. — Sites Mémoire des hommes et aveyronresistance, consulté par André Balent (6 août 2018).

André Balent, Jean-Pierre Besse, Gilles Morin

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