Massacre de 5 résistants de l’état major départemental FFI de la Côte-d’Or

Début septembre 1944, les troupes hitlériennes se repliaient poursuivies par l’armée du général de Lattre de Tassigny et harcelées par les maquis mais s’accrochaient cependant au terrain. Le 7 septembre un groupe de résistants de l’état major départemental FFI placé sous les ordres du lieutenant Robert Dupont, fut chargé d’une mission d’information et de transport d’armes à Dijon. Il s’agissait d’approvisionner les résistants qui défendaient et protégeait le pont du canal, sur la route de Beaune, passage essentiel pour permettre l’entrée dans Dijon des éléments avancés de la 1ère armée française. Parti de Soussey-sur-Brionne (Côte-d’Or) en camionnette, le groupe fut intercepté par des barrages allemands à Sainte-Marie-sur-Ouche.

Réussissant à franchir un premier barrage en parlementant, la camionnette fut arrêtée 200 mètres plus loin par un second. Commandés cette fois par un sous-officier particulièrement agressif, les allemands firent descendre les occupants du véhicule qui fut fouillé. Les armes furent découvertes et les six résistants furent immédiatement plaqués contre un mur les mains sur la nuque et fusillés à bout portant, dans le dos, vers 20h00.

Ils avaient pour noms, Christiane Perceret dite "Yoli", âgée de 17 ans, Albert Jeannot, âgé de 18 ans, Lucien Couette, âgé de 20 ans, Pierre Lessiau, âgé de 21 ans, Pierre Menoud, âgé de 31 ans et Marcel Boyaud, âgé de 36 ans. Le lieutenant Dupont ainsi qu’un autre FFI réussirent à s’enfuir. Cela se passait quelques jours avant la Libération de la région.
Sources

SOURCES : Dossiers AVCC.— Gilles Hennequin, Résistance en Côte-d’Or.— Articles du journal Le Bien Public de Dijon.

Jean-Louis Ponnavoy

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