Né 10 juin 1921 à Saint-Auvent (Haute-Vienne), morts des suites de ses blessures le 5 août 1944 à Salagnac (Dordogne) ; militaire Air ; résistant FTPF.

Il était le fils de François Verger et de Jeanne Lavergne, domiciliés à Boreille, commune de Saint-Auvent. Célibataire, il était militaire de l’armée de l’air, avec le grade de soldat, au Centre administratif de l’Air (CAA) de Limoges. En 1943 en effet, un dépôt de matériel technique créé par l’armée de l’air en 1941 à proximité de l’aérodrome de Limoges-Feytiat fut remplacé par un centre administratif de l’air et un groupe de sécurité aérienne. Au vu de son âge et de sa classe d’âge, Louis Verger s’était vraisemblablement engagé dans l’armée d’armistice et fut donc affecté à Limoges. Plusieurs militaires de cette unité s’engagèrent dans la Résistance (voir Jean Chignac et Pierre Ourmières). Louis Verger s’engagea au sein des FTPF à une date qui reste à ce jour inconnue.
Le 18 juillet 1944, les maquisards de la 2402ème compagnie FTPF, informés du passage d’un convoi ferroviaire allemand en direction d’Angoulême, firent sauter la voie ferrée à Puymoreau, commune d’Oradour-sur-Vayres ce qui entraina le déraillement d’un premier train ; un second sommairement « blindé » réussit à s’approcher d’Oradour. Les soldats allemands se replièrent à Oradour-sur-Vayres poursuivis par les maquisards. Les combats durèrent l’après-midi du 18 juillet et la matinée du 19 juillet. Ils reprirent l’après-midi du 19 avec l’intervention des compagnies FTPF basées à Pressac et à Gaboureau ainsi que la compagnie AS de la forêt de Boubon. Malgré l’arrivée de renforts les Allemands évacuèrent Oradour-sur-Vayres en camion et prirent la direction de Limoges
Dans les rangs de la résistance, on dénombra 7 tués André Carreau, Henri Bouby, André Lachaise, Émile Mériot, André Quillard et deux inconnus. Louis Verger grièvement blessé dans les combats fut transporté à l’hôpital des réfugiés de Clairvivre, commune de Salagnac (Dordogne). Cet hôpital et sanatorium avait accueilli en 1940 les hospices civils de Strasbourg et accueillait de nombreux réfugiés. Il constituait vraisemblablement un lieu de soins favorable à la Résistance. Malgré les soins, Louis Verger y décéda le 5 août 1944 des suites de ses blessures.
Il obtint la mention mort pour la France en novembre 1946. Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Auvent (Haute-Vienne) ainsi que sur le monument commémoratif du jardin d’Orsay à Limoges. Une stèle a été érigée à Oradour-sur-Vayres, avenue du 8 mai 1945, en la mémoire des victimes des combats des 18 et 19 juillet 1944.
Sources

SOURCES : Service historique de la Défense, AVCC Caen AC 21 P 165738 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb — État civil (mairie de Salagnac, Dordogne) — Notes Bernard Pommaret.

Michel Thébault

Version imprimable de cet article Version imprimable