Né le 22 juillet 1923 à Saint-Pardoux-Corbier (Corrèze), exécuté sommairement le 27 mars 1944 à Sainte-Marie-de-Chignac (Dordogne) ; résistant.

Jean Debernard fut l’une des nombreuses victimes de la division Brehmer.
Du 26 mars au 2 avril 1944, la division Brehmer, ou division B de l’initiale du patronyme de son chef, le général Brehmer, accompagnée par des éléments de la Sipo-SD et de la Brigade nord-africaine et bénéficiant de renseignements collectés par des délateurs, collaborationnistes ou non, et par l’administration de Vichy, traversa le département de la Dordogne, traquant les maquisards et massacrant des civils en représailles dans le cadre d’opérations de répression, mais aussi en conduisant une politique génocidaire à l’encontre des nombreux Juifs réfugiés dans le département. Les hommes furent abattus parce que juifs et, bien souvent, les femmes et les enfants furent arrêtés, transférés à Drancy puis déportés vers les centres de mise à mort, Auschwitz-Birkenau principalement.
Emprisonné à Limoges, Jean Debernard fut amené avec 22 autres otages, juifs en majorité, à Sainte-Marie-de-Chignac et exécuté par un détachement de la division Brehmer au lieu-dit Les Potences en représailles à une action de la Résistance. Il y eut deux rescapés.
Son nom est inscrit sur la stèle commémorative de Sainte-Marie-de-Chignac, et sur le monument aux Morts 1939-1945 à Limoges (Jardin d’Orsay). Il n’a pas de fiche sur le site Mémoire des Hommes. Si vous possédez des renseignements sur cette victime, merci de prendre contact avec le Maitron des Fusillés.


Voir Sainte-Marie-de-Chignac, 27 mars et 1er avril 1944
Notice en cours de rédaction.
Sources

SOURCES : Guy Penaud, Les crimes de la division Brehmer, La traque des résistants et des juifs en Dordogne, Corrèze, Haute-Vienne (mars-avril 1944), Périgueux, Éditions La Lauze, 2004, p. 143-163, 401. — MémorialGenWeb.

Dominique Tantin

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