Né le 28 juin 1918 à Audun-le-Tiche (Moselle annexée), blessé le 27 juillet 1944 à Chard (Creuse), décédé des suites de ses blessures le 12 août 1944 à Laschamps (Puy-de-Dôme) ; résistant AS, Bataillon commandant Jack.

Pierre Schmitt
Crédit : Eugène Gaspard
Pierre Schmitt, mobilisé dans l’armée française en 1938-40, fuit la Moselle annexée pour échapper à l’incorporation dans l’armée allemande en 1943. Réfugié dans la Creuse, il entra au maquis AS du commandant Jack dans la Creuse.
A la mi-juillet 1944, des éléments de la brigade allemande Jesser entrèrent dans le département de la Creuse et réprimèrent les maquis. Les attaques contraignirent les maquis d’Alleyrat et de Blessac à se replier et à se regrouper avec d’autres unités du bataillon Jack dans plusieurs hameaux de la commune de Chard autour du poste de commandement du commandant Jack.
Repéré par un avion de reconnaissance, des colonnes allemandes encerclèrent le hameau à l’aube du 27 juillet 1944. Pour permettre la fuite, des combats de retardement eurent lieu. Pierre Schmitt fut grièvement blessé et mourut le 12 août 1944 à Laschamps (Puy-de-Dôme) des suites de ses blessures. Au cours de cette opération, 3 FFI et un civil furent tués au combat, un autre mourut suite à ses blessures ; 17 furent faits prisonniers et sommairement abattus et 8 autres déportés.
Le nom de Pierre Schmitt figure sur le Mémorial de la Résistance creusoise à Guéret et sur le monument commémoratif du village de Roussines rattaché à la commune de Chard.
Voir Chard (27 juillet 1944)
Sources

Sources : SHD-PAVCC Caen, dossier statut. — Mémorialgenweb. — Marc Parrotin, Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse, Fransèches, éd. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise, Fransèches, éd. Verso 2000. — Bernard Chevalier, Un épisode de la Résistance creusoise, in C’était le maquis qui libéra le pays, Neuvic-Entier, éd. La Veytizou, 2007.

Philippe Wilmouth

Version imprimable