Né le 20 décembre 1928 à Saint-Marcel (Morbihan), massacré le 19 juin 1944 à Saint-Marcel ; victime civile.

Yves Ayoul
SOURCE  : Joseph Jégo, 1939-1945
Rage Action Tourmente au Pays de Lanvaux
La stèle des Hardys-Béhélec
Sur le monument aux morts de Saint-Marcel
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Yves Ayoul était le fils de Mathurin Ayoul, décédé, et de Marie Le Blanc. Il était domicilié chez sa mère aux Hardys-Béhélec en Saint-Marcel (Morbihan).
Le 18 juin 1944, le camp de Saint-Marcel où étaient rassemblés environ 2 000 maquisards appartenant aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) et aux Francs-tireurs-et-partisans français (FTPF), encadrés par 200 parachutistes SAS (Special air service) de la France libre, fut attaqué en force par la Wehrmacht. Après avoir livré combat durant toute la journée en infligeant de lourdes pertes aux troupes allemandes, SAS et FFI se replièrent en bon ordre et se dispersèrent. Constatant que les parachutistes et les résistants qui les avaient tenus en échec avaient réussi à se replier en bon ordre, les Allemands se livrèrent à des représailles. La Feldgendarmerie, la Wehrmacht appuyée par de nombreux détachements de soldats russes, géorgiens et ukrainiens rassemblés dans les « unités de l’Est », les agents de l’Abwher (service de renseignements de la Wehrmacht) et du SD (Sicherheitsdienst), service de sûreté et de renseignements de la Gestapo, ainsi que leurs auxiliaires français, les miliciens du Bezen Perrot et du Parti national breton, se lancèrent dans une traque implacable des parachutistes SAS, des FFI-FTPF, de leurs dépôts d’armes, et de tous ceux qui les hébergeaient et les ravitaillaient. Rafles, arrestations, interrogatoires, tortures, et exécutions sans jugement de SAS et de résistants, pillages et incendies de fermes, massacres de civils se multiplièrent dans tout le département du Morbihan.

Le 19 juin 1944 à l’aube, au village des Hardys-Béhélec, des soldats de la Wehrmacht pénétrèrent dans la maison de Madame Ayoul qu’ils obligèrent à sortir en la tirant par les cheveux. Félix Guil, son gendre, qui tenta de s’interposer, fut abattu sous les yeux de son épouse et de leur bébé. Le fils de Madame Ayoul, Yves Ayoul, fut également tué, ainsi que sa grand-mère, Marie, Françoise Pellerin, veuve Le Blanc, aveugle et grabataire, qui fut abattue dans son lit.

Yves Ayoul a obtenu la mention « Mort pour la France ».

À Saint-Marcel, le nom d’Yves Ayoul est inscrit sous son deuxième prénom, Félix, sur la stèle érigée aux Hardys-Béhélec et sur le monument aux morts de la commune.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Morbihan, 2W 15 920 — AVCC, Caen, AC 21 P 197 850 — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — Joseph Jégo, 1939-1945 Rage Action Tourmente au Pays de Lanvaux (photo), Imprimerie La Limitrophe, 1991. — Mémorial GenWeb. — Panneau signalétique de la stèle des Hardys-Béhélec (photo) — État civil, Saint-Marcel (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Version imprimable