Né le 17 janvier 1917 à Grenoble (Isère), mort en action le 14 juillet 1944 à Clairavaux (Creuse) ; résistant FTPF de la Creuse.

La présence de son nom sur le monument aux morts d’Aubusson indique qu’il y était sans doute domicilié en 1944. Il fit donc vraisemblablement partie du groupe de résistants qui au soir du 7 juin 1944, après le départ des Feldgendarmes stationnés à l’Hôtel de France d’Aubusson, se saisit du contrôle de la ville. Le retour des troupes allemandes arrivant par la route de Clermont-Ferrand, les 8 et 9 juin obligea les résistants à se disperser. Une partie tenta de rejoindre les maquis de l’AS à Janaillat et fut interceptée et exécutée sommairement à Combeauvert (commune de Janaillat) par une unité de la division Das Reich. D’autres, dont sans doute André Adolphe rejoignirent dans l’est de la Creuse, les maquis du 13ème bataillon FTPF du capitaine Mourlon. Il intégra la 2104ème compagnie FTP cantonnée à La Nouaille.
Après une période de relative accalmie en Creuse après les combats de la première quinzaine de juin 1944, à la mi-juillet 1944, la brigade Jesser, une formation militaire allemande, composée d’éléments de la Wehrmacht, de SS et de divers services de police, pénétra dans le département, chargée de la répression contre les forces de la Résistance. L’une des colonnes entra dans le département venant du Puy-de-Dôme, dans la nuit du 13 au 14 juillet occupant le village de La Courtine. Prévenu au matin du 14 juillet, la 2104ème compagnie cantonnée à peu de distance à La Nouaille, décida d’envoyer en reconnaissance dans la journée un groupe d’une trentaine d’hommes ; il avait déjà le matin même participé à un défilé patriotique à Aubusson. André Adolphe faisait partie de ce groupe qui ignorait qu’une unité d’avant-garde de la brigade Jesser avait déjà pris position en embuscade au-dessus du village de Clairavaux. Après les avoir laissé s’avancer à faible distance, les troupes allemandes ouvrirent le feu. Une vingtaine d’hommes parvinrent à se replier, mais un groupe fut encerclé dans une carrière, entrainant trois morts au combat dont André Adolphe, âgé de 27 ans, et cinq prisonniers. Ces prisonniers parmi lesquels figurait Charles Couturier furent conduits le soir même à Bourg-Lastic. Deux prisonniers Jean Verlet et Alexandre Leroux furent aussitôt joints au convoi partant pour la déportation. Charles Couturier, Émile Nivet et Roger Fourneaux furent fusillés le lendemain matin au champ de tir du camp de Bourg-Lastic avec 21 autres otages civils et résistants.
André Adolphe obtint la mention Mort pour la France et son nom figure sur le monument aux morts d’Aubusson ainsi que sur le mémorial de la résistance creusoise à Guéret.
Sources

SOURCES : Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 — Journal La Montagne. 15 juillet 2013 Clairavaux, Ils avaient 17, 18 et 27 ans en 1944 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb.

Michel Thébault

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