Né le 30 août 1902 à Marange-Silvange (Moselle annexée), mort en action le 28 août 1944 à Givors (Rhône) ; ouvrier soudeur à l’arc ; résistant.

Hubert Sampy
Crédit : Gabrielle Sampy
Marié, deux enfants. Soudeur à l’arc. Refusant l’annexion allemande, il opta pour la France, embarqua à Metz le 17 avril 1941 et arriva le 21 avril à Vanosc (Ardèche) avec sa famille. Il déménagea deux mois plus tard à Givors où il fut embauché à la Cie de constructions mécaniques Fives-Lille et s’installa au 86 route Nationale, au lieu le Bans.
Le 11 novembre 1942, il participa à une manifestation interdite commémorant la victoire de la Grande Guerre. Il fut arrêté à Givors et interné à Lyon (Rhône), prison Saint-Paul, pendant 15 jours. Selon sa fille, il aurait fait partie d’une organisation résistante.
Le 28 août 1944, alors que Givors fut déclarée libérée par le Comité de Libération local depuis trois jours, une importante colonne allemande d’une soixantaine de véhicules en retraite commandée par le colonel Hilseman était annoncée. Depuis la colline du Bans, Hubert Sampy accompagné de son fils et d’un camarade surveillait aux jumelles la route Vienne-Givors et communiquait par signe avec les FFI. De sévères accrochages se déroulèrent au sud de Givors entre les Allemands et les maquisards soutenus par l’aviation alliée. Repéré, les Allemands tirèrent sur Hubert Sampy, touché à l’œil et au ventre. Les enfants purent se mettre à l’abri. Les Allemands relevèrent le corps et l’emportèrent à l’église. Hubert Sampy fut inhumé par l’abbé Weyland le 30 août 1944. Le 2e Régiment de Spahis algérien de la 1ère Armée libèra Givors le 2 septembre 1944.
Son nom figure sur le monument aux morts de Givors.
Sources

SOURCES : AD Moselle 69J11, fonds Neigert. — AD Moselle 3W70, listes des expulsés. — Philippe Wilmouth, 50 kilos de bagages et 2000 francs, les expulsés de Marange-Silvange et La diaspora de Marange-Silvange et Bronvaux en zone non occupée, Les cahiers du Billeron n°19 et 21, 2003-2004. — Memorialgenweb. — Site Mémoirenet. — Témoignage écrit de Gabrielle née Sampy, Ste-Foy-les-Lyon, à Philippe Wilmouth, 2003.

Philippe Wilmouth

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