Né le 7 juillet 1915 à Phalsbourg (Moselle annexée), exécuté sommairement le 24 août 1944 au pont du Tharaux (Gard) ; ingénieur des mines ; résistant FFI.

Stèle commémorative au pont du Tharaux (Gard)
Crédit : ASCOMEMO
Ingénieur des mines, mobilisé en 1939, Léon Salomon ne put rentrer en Moselle annexée par l’Allemagne nazie après sa démobilisation car de confession juive. Réfugié dans le Gard, il rejoignit la 33ème Cie des corps-francs de Libération « Bayeux » en juillet 1944. Aspirant FFI, alias « Le Lorrain », il devint l’un des instructeurs du groupe lorsqu’il s’installa à la gendarmerie du Martinet à la mi-août 1944.
Connaissant parfaitement l’allemand, il proposa à son chef, Louis Paul alias capitaine Marin, d’intervenir auprès des troupes allemandes cantonnées dans le secteur. Le matin du 24 août 1944, il se rendit à Saint-Jean-de-Marvejols pour prendre contact avec des soldats de la Wehrmacht. A 16h, il était en discussion avec un soldat allemand près de la ferme proche du pont du Tharaux, puis fut promené sur l’affût d’un canon. Il fut exécuté par des soldats allemands au pont Tharaux sur la commune d’Allègre-les-Fumades (Gard) avec douze membres du groupe et inhumé à la hâte. Son corps fut découvert le 28 août 1944 et transporté au cimetière communal de Saint-Jean-de-Maruéjols.
Nommé à titre posthume lieutenant, Léon Salomon fit l’objet d’une citation en vue de l’attribution de la Légion d’honneur.
Une stèle rappelant son sacrifice est érigée près du pont de Tharaux. Il figure aussi sur la stèle des engagés volontaires à la synagogue de Metz et sur celle d’Allègre-les Fumades.
Sources

SOURCES : SHD-AVCC Caen, dossier statut 21 P 151320. — AD Moselle 69J12, notes de M. Cahen. — Consistoire israélite de la Moselle, Le martyrologe des juifs de la Moselle 1939-1945, Knutange, imp. Klein, 1999, p.92. — CD-ROM, La Résistance dans le Gard, AERI, 2009. — http://museedelaresistanceenligne.org. — Mémorialgenweb.

Fabrice Sugier, Philippe Wilmouth

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