Né le 1er juillet 1912 à Clermont -Ferrand (Puy-de-Dôme), mort sous la torture par la police allemande le 23 février 1944 à Chamalières (Puy-de-Dôme) ; employé du service du STO ; résistant au sein des Ardents.

Fils de Jean-Marie Vacher et Marguerite Monteix, Henri Vacher, célibataire, résidait chez sa mère, 12 rue du Bosquet à Chamalières (Puy-de-Dôme).
Employé au Service du travail obligatoire (STO) depuis 1942, il fut arrêté par la Gestapo le 20 décembre 1943, sur dénonciation de Jacob Toussaint. Il participait à la résistance dans le groupe Les Ardents sous les ordres de Charles Rauzier alias Tranchet. Il avait rejoint les FFI MUR d’Auvergne en septembre 1943 et jusqu’à son arrestation.
Emprisonné à la prison militaire allemande du 92e RI à Clermont-Ferrand, il fut martyrisé et torturé. Le 23 février 1944 il fut conduit au siège de la Gestapo installée dans la Villa René à Chamalières où il fut, ce même jour, encore torturé jusqu’à mort s’ensuive. Il aurait reconnu être une boîte aux lettres pour les résistants.
Le gestapiste Vernières indiqua lors de son procès : « Il fut retrouvé mort dans sa cellule le lendemain matin. On vint chercher son corps le soir vers 22 heures et je puis vous dire qu’il fut enterré à Aulnat. »
Henri Vacher fut reconnu "Mort pour la France", homologué Déportés et internés de la résistance (DIR), Forces françaises de l’intérieur (FFI) mais un avis défavorable fut donné à la demande d’attribution de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance par son ayant-droit, sa mère, en 1959.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts 1939-1945 de Chamalières.
Sources

SOURCES : Arch. dép. Puy-de-Dôme, 908W506, 908W629 . — Témoignage de sa mère Mme veuve Vacher.— AVCC. AC 21P 157422. Dossier d’Henri Vacher (non consulté). Arch. dép. du Puy-de-Dôme : 2546 W 9527. Dossier de demande de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance pour Henri Vacher .— SHD Vincennes : GR 16 P 581639. Dossier de résistant d’Henri Vacher (non consulté) .— MémorialGenweb .— Mémoire des Hommes. Compléments par Eric Panthou.

Huguette Juniet

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