Le 23 août 1944, neuf détenus furent exécutés dans les caves du siège de la Gestapo à Lyon (Rhône), 33 place Bellecour (IIe arr.).

Entre le 12 et le 17 août 1944, Antoine Chazal, Jacques Farinetti, Marcel Humbert, Jean Brize, Marcel Gidon et Paul Roy furent arrêtés à Mâcon (Saône-et-Loire). Le 22 août, dans la matinée, les six prisonniers et un certain Delettre, originaire de Thoissey, furent extraits de la caserne Bréart (Mâcon) et transférés à Lyon (Rhône). Vers midi, ils furent incarcérés dans les caves du siège de la Gestapo, 33 place Bellecour (IIe arr.). Tous ces hommes subirent des interrogatoires, selon les cas, à Mâcon ou à Lyon. Le 23 août, vers midi, ils furent rejoints dans les caves de la Gestapo par un détenu de la prison de Montluc, Jean Chassagnette.
Vers 17 heures, les huit hommes furent rassemblés dans le hall du bâtiment avec quatre prisonniers juifs. On les fit mettre en rang deux par deux et on leur ordonna de lever le bras s’ils étaient Juifs ou « terroristes ». Seuls Jean Brize, Paul Roy et Jean Chassagnette restèrent immobiles (les résistants qui levèrent la main se conformèrent à des aveux signés d’après Jean Chassagnette et Jean Brize). Les prisonniers virent deux hommes, munis d’un « pistolet automatique de fort calibre » et d’une boite de cartouches, descendre dans les caves (l’un d’eux était celui qui venait de les interroger selon certaines versions des témoins). Un gardien armé fit descendre les détenus un par un à la suite des deux hommes. Au début du rang se trouvaient les quatre prisonniers juifs. Ils prirent l’escalier l’un après l’autre et furent exécutés au fur et à mesure de leurs arrivées dans la cave. Jean Brize fut le cinquième détenu à devoir franchir la porte : « […] ce fut mon tour de descendre dans la cave, et dès mon arrivée au bas de l’escalier, je vis les corps de ceux qui m’avaient précédé, étendus dans une mare de sang. Le tueur allemand se disposait à me mettre le canon de son revolver sur la nuque, lorsqu’il me posa les questions suivantes : “Êtes vous juif ?” Êtes-vous terroriste ?” Je lui répondis ni l’un ni l’autre, et j’ajoutais que j’étais libéré de Montluc. A ce moment, il me dit : “Il fallait le dire plus tôt”, puis après réflexion, il me fit monter dans le hall, et, aussitôt remonté, les autres détenus descendirent à la cave, et les détonations continuèrent. […]. » Vint ensuite le tour de Paul Roy : « J’hésitais, et tentais d’expliquer au boche qui était en haut que je n’avais rien fait, quand il me poussa brusquement dans l’escalier. Arrivé en bas, je vis tout d’abord les corps de quatre hommes étendus dans la cave, dans une mare de sang. Le tueur me saisit par la veste après avoir armé son arme, me plaça devant lui. Je protestais de mon innocence et me cramponnais à son bras en lui disant que je n’avais rien fait, que je n’étais ni juif ni terroriste. A ce moment, je redoublais mes cris, et le boche me regarda en me disant en riant : “Toi non plus, t’as rien fait ?” Je répondis négativement, et il me gifla, puis me fit placer à côté de lui, à sa droite. J’entendis alors dans les escaliers des pas précipités, et je vis descendre, poussé par un Allemand, mon camarade Gidon qui protestait, remontait les escaliers pour les redescendre ensuite. Le tueur le plaça devant lui malgré ses protestations, et lui plaçant le revolver sur le cou, il fit feu. Je vis le corps de mon camarade s’abattre sur les autres corps déjà suppliciés. Le suivant fut appelé. C’était mon camarade Farinetti Jacques, qui fut hué par les Allemands, et giflé, avant d’être abattu dans les mêmes conditions que Gidon. Immédiatement après, Humbert Marcel, fit son apparition dans la cave, poussé par les boches, à coups de bottes. Il fut placé devant le tueur, qui se préparait à l’abattre quand son revolver s’enraya. Il réarma son revolver et tua mon camarade alors que je croyais qu’ils devaient le gracier. La tuerie se poursuivit dans les mêmes conditions pour M.M. Chazal et Delaittre qui étaient résignés et ne dirent pas un mot. Il y eut quelques [temps] d’attente après cette tuerie et alors que j’étais à demi-fou par ce que je venais de voir, le boche me replaça devant lui, et me posant le revolver sur le cou, en ricanant, il me demanda pourquoi j’étais là. Je lui répondis que je n’en savais rien, que je n’avais rien fait. Il me poussa alors vers l’escalier à coups de pied, et qu’il m’aida à gravir la première marche à coups de pied dans les reins. Je remontais alors dans le hall à quatre pattes, et en haut je vis Brize et Chassagnier, de Francheville, ces deux derniers ayant échappé, comme moi au massacre. » Jean Chassagnette fut le dernier à passer (son témoignage est un peu incohérent avec les récits des autres rescapés. Il ne croise pas Brize et Roy à des moments logiques du déroulement du massacre notamment) : « Les deux israélites sont descendus les premiers suivis des deux autres personnes qui étaient venus se joindre avec eux à notre groupe. A chaque fois nous avons entendu des détonations dans la cave. Après sont descendus les 6 autres personnes qui se trouvaient avec moi dans le hall, moi-même je suis descendu le dernier. Je ne me souviens plus si Brize ou Roy sont descendus parmi les premiers. En descendant les escaliers j’ai croisé Brize qui remontait tout seul. Je n’ai pas vu remonter Roy étant donné qu’il y avait eu une panique dans le hall et que les Allemands nous avaient menacés de tous nous fusiller si nous recommencions à bouger. A mon arrivée dans la cave j’ai dit à l’officier allemand qui s’y trouvait avec le soldat que je venais de Montluc pour être libéré. J’ai distingué par terre des corps inanimés et couchés les uns sur les autres. La cave n’étant pas éclairée je ne peux pas vous dire combien de corps s’y trouvaient. L’officier allemand m’a fait remonter et lui-même m’a suivi avec le soldat. C’est alors que j’ai rejoint dans le hall Brize et Roy. […] ». Les trois rescapés Paul Roy, Jean Brize et Jean Chassagnette furent ensuite libérés.
Après-guerre, Paul Roy et Jean Brize contactèrent les familles mâconnaises pour leur apprendre dans quelles circonstances leurs fils avaient disparu. A partir d’octobre 1944, les parents Gidon, Farinetti et Humbert multiplièrent les démarches pour que les corps des victimes soient recherchés. En vain, puisqu’en 1947, les cadavres n’avaient toujours pas été découverts.
La recherche des coupables fut également un long et vain combat dont on trouve trace dans les archives jusqu’en 1949. En septembre 1944, les parents Humbert, Farinetti et Gidon sollicitèrent la préfecture de Saône-et-Loire afin qu’une enquête soit ouverte sur les circonstances de la mort de leurs enfants. En octobre et novembre 1944, les rescapés Paul Roy, Jean Brize et Jean Chassagnette furent entendus par la police. Au sujet du massacre, leurs trois témoignages furent concordants : le meurtrier et son complice étaient des militaires allemands. Chassagnette précisa que le tireur était un officier. Lors de leurs dépositions, ils donnèrent par ailleurs des informations sur les auteurs des arrestations qui eurent lieu à Mâcon. Jean Brize déclara avoir été arrêté à son travail par « des soldats de la Police de l’armée de l’air allemande ». Paul Roy expliqua qu’il avait été appréhendé chez lui par des soldats allemands parmi lesquels se trouvait un officier qui lui avait paru être d’origine française.
Fin novembre et début décembre, Pierre Gidon fit deux déclarations auprès du service du Mémorial de l’oppression (service de recherche des crimes de guerre ennemis). Tout comme Paul Roy, il parla d’un français en tenue allemande mais il fut plus précis et affirmatif : son fils avait été arrêté par un lyonnais, nommé Olive, membre de la Gestapo et vêtu d’un uniforme de sous-officier. Début décembre, Mme Humbert se rendit également au service du Mémorial de l’oppression, Elle expliqua que son fils avaient été appréhendé par une dizaine de miliciens et d’agents de la Gestapo (version tout à fait vraisemblable puisque Marcel Humbert, Jacques Farinetti, Marcel Gidon et Jean Brize furent conduit dans les locaux de la Milice avant d’être transférés à la caserne Bréart). En février 1945, Madame Chazal, interrogée par la police, accusa également les miliciens d’avoir capturé son mari à Mâcon.
A la demande du service du Mémorial de l’oppression, les trois rescapés furent à nouveau entendus par la police. Lors de leurs auditions du 1er décembre 1944, Paul Roy et Jean Brize ne changèrent pas significativement leurs versions. Ils ne parlèrent plus de soldats mais seulement d’Allemands en décrivant les tueurs. Par contre, lors de sa seconde déposition, en août 1945, Jean Chassagnette dépeignit le meurtrier et son complice de manière très différente : « un […] officier est arrivé accompagné d’un civil parlant Français et vêtu d’un costume bleu (pantalon et chemise seulement). L’officier portait une boite de balles et tenait un revolver à la main. Ces deux individus se sont dirigés vers les caves […]. » Après les exécutions, « L’officier est [...] remonté de la cave avec le civil qui avait, je précise, exécuté mes camarades c’est certain, étant donné que je l’ai vu tenant à la main le revolver encore fumant de la dernière salve. »
En juillet 1946, à l’occasion du procès de plusieurs agents français de la Gestapo lyonnaise, Paul Roy interrogea l’un d’entre eux, Joseph Desgeorges. Après avoir entendu le témoignage de Paul Roy sur le massacre du 23 août, Desgeorges affirma que le coupable était Giovano Bongini et son assistant, un roumain nommé Boby Falker. Desgeorges lui conseilla par ailleurs de s’adresser à Louis Lesselier, autre ancien agent de la Gestapo, interné à la prison Saint-Paul, pour obtenir des informations complémentaires. Malgré le passé de Desgeorges (il fut un lieutenant très actif de Francis André) et bien qu’il avoua être en « termes froids » avec Bongini, Paul Roy eut le sentiment qu’il était « assez sincère » et alerta les policiers en charge de l’affaire. Interrogé par la police, Louis Lesselier confirma que Bongini s’était « vanté d’avoir tué des gens avant son départ à Lyon ». Le 4 septembre 1946, les policiers prirent également la déposition de Joseph Desgeorges : « A mon avis, l’équipe d’agents de la Gestapo qui ont opéré à Mâcon vers le 15 août 1944 était commandé par un nommé Bongini. Bongini était un officier de l’armée italienne et il s’est trouvé avec son commando composé d’une dizaine d’hommes à Lyon courant 1944. Ses hommes étaient exclusivement de nationalité étrangère, soit espagnols ou italiens. Le commando s’est rendu à Mâcon en voiture, vraisemblablement pour suppléer la Feldgendarmerie de cette ville. J’ignore tout de son activité à Mâcon où ils ont reçu des instructions sur place. La plupart des hommes du commando étaient habillés en civil, à l’exception de deux ou trois qui portaient un uniforme bleu-marine provenant des équipements de l’aviation française. Sur le bas de la manche gauche, ils avaient une bande jaune sur laquelle on lisait “sepchuz”. [...] Je ne connais aucun nom des hommes de Bongini. Je ne suis pas au courant de l’arrestation qu’ils ont pu opérer à Mâcon et des transferts effectués de cette ville à Lyon. Je sais qu’une tuerie a eu lieu dans les caves de la Gestapo, Place Bellecour à Lyon, le 23 août 1944. Celle-ci a été effectuée par des Allemands avec lesquels se trouvait Bongini. Il m’est impossible de vous fournir le moindre détail sur celle-ci du fait que je n’y ai pas assisté. […] Bongini […] a quitté Lyon avec ses hommes et tout le S.D. de Lyon, le 23 août 1944 vers 18 heures c’est-à-dire après la tuerie qui eut lieu dans les caves de la Gestapo. C’est par Bongini que j’ai rencontré dans les Vosges où nous étions repliés que j’ai eu connaissance de la tuerie qui fut effectuée dans les caves de la Gestapo. Il ne m’a donné aucun détail sur cette affaire. J’ai également connu un dénommé " Robert " qui appartenait au Sepchutz. Je ne sais s’il faisait partie du commando Bongini, mais il est possible qu’il ait été envoyé à Mâcon pour opérer avec Bongini. J’ignore son nom réel, [...], il était assez grand et avait des cheveux très blonds qui étaient rejetés en arrière. J’ai connu un dénommé " Boby " dont la situation était la même que celle de " Robert ". Il était très jeune et était de petite taille […]. »
Le 23 juin 1947, Mme Humbert, M. Farinetti, M. Gidon et Paul Roy déposèrent une plainte contre Bongini, ex membre de la Gestapo, « présumé responsable et auteur du massacre du 23 août 1944 au siège de la Gestapo ».
Le 6 juillet 1947, Paul Roy écrivit une lettre au général commandant la 7e région militaire à Lyon. Dans ce texte, il précisa son témoignage et confirma que des agents français de la Gestapo avaient tenu un rôle important à Mâcon (aucune trace dans son souvenir d’agents italiens ou espagnols) : « Le 17 août 1944 à la suite d’une trahison et dans de pénibles circonstances, j’étais arrêté au domicile de mes parents, sérieusement malmené et matraqué puis jeté en cellule à la caserne Bréard à Mâcon. Là, je retrouvais plusieurs détenus qui avaient été arrêtés quelque jours auparavant par la Gestapo ou la milice. Tous avaient été interrogés et avaient eu à souffrir plus ou moins de la brutalité des officiers de la police allemande. Deux individus surtout se sont distingués par leur cruauté. Nous ignorons tout d’eux mais ceux-ci étaient bien des français vêtus de l’uniforme allemand. Malgré les recherches effectuées par la police, ces individus n’ont pu être retrouvés. Il y a quelques jours nous nous sommes rendus à Lyon pour une nouvelle confrontation ; malgré les doutes et les ressemblances d’un individu condamné à mort, nous n’avons pas pu être affirmatifs […]. » Plus loin dans sa lettre, Paul Roy tenta de brosser un portrait plus détaillé des meurtriers, invalidant au passage la théorique présence d’un Boby Falker « très jeune » et « de petite taille » : « Revenons-en aux incidents de 1944. Après quelques jours de détention, les Allemands nous conduisent à Lyon le 22 août 1944, en camion. Nous étions sept détenus et nous avons été débarqués au siège de la Gestapo, interrogés brièvement et conduits dans les caves. Le lendemain 23, après une journée mouvementée et fiévreuse, on nous fit remonter […]. Quoique mes souvenirs aient été ébranlés par une telle tragédie, quelques traits du tueur me sont revenus par la suite à l’esprit : il parlait Français, je crois ? C’était un individu d’assez grande taille, brun, au regard très dur, aux yeux clairs. Il était assisté dans son odieuse besogne par un autre individu qui tenait une boîte de balles. Tous deux étaient vêtus d’une tenue légère verte. Le second était âgé d’une quarantaine d’années, d’une taille moyenne, il était en partie chauve et son visage [… ?] paraissait assez doux. […]. »
Les derniers rebondissements connus de cette affaire se produisirent en 1949. Le 27 janvier et le 26 mars, Pierre Gidon écrivit au juge d’instruction et au commissaire du gouvernement près la cour de justice militaire de Lyon, afin d’être confronté à Harry Stengritt, ancien membre de la Gestapo, incarcéré à l’époque à Montluc. Le 5 avril 1949, Pierre Gidon, Cécile Humbert, Paul Roy et Jean Brize furent confrontés à Stengritt. Pierre Gidon reconnut Harry Stengritt comme étant l’un des hommes qui participèrent à l’arrestation de son fils : « Il était revêtu d’un uniforme vert portant comme insigne une sorte d’hélice au col et sur la manche. Lorsque je me suis rendu à la caserne Bréhard où était incarcéré mon fils, l’officier allemand auquel je me suis adressé m’a dit que mon fils avait été arrêté par la police de l’air. Au cour de l’arrestation, j’avais demandé à celui qui paraissait être le chef, un homme de petite taille à l’accent méridional, pourquoi on arrêtait mon fils. Il m’a dit de m’adresser à l’individu ici présent. » Pour la première fois, ce témoignage de M. Gidon évoquant « la police de l’air » était concordant avec le récit de Jean Brize. Il faisait aussi étrangement écho à la déposition de Desgeorges décrivant l’équipe « Sepschutz » sans que l’on sache malheureusement si le lien était réel. Pierre Gidon ajouta par ailleurs : « mon fils a été arrêté par 7 ou 8 individus en uniforme allemand commandé par un sous-officier qui parlait correctement le français, de taille moyenne, cheveux bruns », invalidant ainsi l’hypothèse que « Robert » (grand et blond), de l’équipe « Sepschutz » ait pu diriger l’arrestation des mâconnais. Cécile Humbert reconnut Stengritt « avec assez de certitude ». A cette occasion, elle modifia légèrement son témoignage et ne parla plus de miliciens : « Mon fils Humbert Marcel a été arrêté à mon domicile à Mâcon le 15 août 1944 par sept ou huit individus, les uns habillés en civil, les autres en uniformes allemands. » Paul Roy ne put affirmer qu’il reconnaissait Stengritt. Il apporta également de nouveaux détails à son témoignage : « Parmi les individus qui m’ont arrêté, il y avait des Français et des Allemands. L’un d’eux devait être lieutenant ou sous lieutenant. Ceux qui ont participé aux assassinats de la place Bellecour devaient être allemands. » Au sujet des meurtriers, il ajouta un élément qui semble accuser Bongini : « Toutefois l’un d’eux parlait français avec un accent que je ne puis définir. L’autre, un petit qui tenait les boites de balles avait l’accent allemand. » Jean Brize fut également confronté à Stengritt mais ne le reconnut pas.
Giovano Bongini ne fut manifestement jamais interpellé. Nombre de questions restèrent sans réponse, notamment celle du lieu d’inhumation des victimes.
Après-guerre, il fut présumé qu’Isaac Bensignor, arrêté le 23 août 1944 par la Gestapo et disparu depuis, fut l’une des quatre personnes juives assassinées ce jour là.


Liste des victimes :
CHAZAL Antoine Pierre Louis
DELETTRE
FARINETTI Jacques
GIDON Marcel Auguste
HUMBERT Marcel


Liste des victimes non identifiées :
Il s’agit de quatre victimes juives.
INCONNU 1
INCONNU 2
INCONNU 3
INCONNU 4


Il est présumé que l’une de ces victimes juives soit :
BENSIGNOR Isaac


Liste des trois rescapés :
BRIZE Jean
CHASSAGNETTE Jean
ROY Paul
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Rhône, 3808W1060 (service du Mémorial de l’oppression), 3335W22, 3335W14, 3335W13, 3335W26, 3335W11, 3335W10, 3335W28, 3335W29, 3335W16 (fichier Montluc, fiches et dossiers de Delettre, Jean Brize, Jacques Farinetti, Antoine Chazal, Jean Chassagnette, Paul Roy, Marcel Humbert, Marcel Gidon, Isaac Bensignor), 4544W54 (archives du procès Barbie).

Jean-Sébastien Chorin

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