Né le 1er août 1908 à Onesto (province de Bilbao, Espagne), mort sous la torture le 24 juillet 1944 à Javerlhac, auj. Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert (Dordogne) ; ébéniste ; résistant de la Brigade RAC de l’Armée secrète (AS).

Manuel Abeces
Crédit : MémorialGenWeb
Stèle commémorative
Crédit : resistancefrancaise.blog, stèles commémoratives
Plaque commémorative
Crédit : — Site La Résistance française. Blog
Manuel Acebes (écrit aussi, en phonétique française, Acébès) naquit dans une famille basque espagnole qui vint s’installer à Bordeaux alors qu’il n’avait que deux ans. Devenu Français, il fit son service militaire dans le 57e RI, régiment dans lequel il fut mobilisé en 1939. Prisonnier, il s’évada et, fuyant la zone occupée, il vint s’installer à Javerlhac, pays de sa femme, en zone dite libre, où il exerça son métier d’ébéniste.
En novembre 1942, les Allemands occupèrent la Dordogne. Manuel Acebes organisa la résistance à Javerlhac, créant le groupe Radio. Le 6 juin, obéissant à l’appel à l’action pour soutenir le débarquement, son groupe prit le maquis et s’installa dans les bois de Picpeyrou, près de Javerlhac, dans les ruines d’une ancienne usine abandonnée. Il s’intégra à la brigade RAC, pseudonyme de son chef, Rodolphe Cézard, alias Rac et prit, avec le grade de lieutenant, le commandement de la 2e compagnie qui regroupait les maquisards de cette partie de la Dordogne. Il surveillait les mouvements de l’ennemi sur l’axe Angoulême Nontron, et communiquait des renseignements à l’état-major de la Brigade. En juillet, il établit un barrage sur cette route, à la limite de la Dordogne et de la Charente.
Le 24 juillet, en début de journée, son unité, ne disposant que d’une vingtaine d’hommes, dut affronter l’attaque d’une colonne de répression germano-vichyste forte de 400 hommes équipés de véhicules blindés et d’artillerie. Manuel Acebes protégea leur repli avec un sac de grenades. Blessé, il fut capturé et torturé par des miliciens pendant plus d’une heure avant de succomber.
Il obtint la mention Mort pour la France. Une stèle rappelle son sacrifice et une plaque a été apposée sur l’ancienne maison familiale de Manuel Acebes au lieu-dit Jommelières, à 2,5 km de Javerlhac vers Nontron.


Voir Javerlhac (auj. Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert) et Souffrignac, combat dit de Javerlhac (24 juillet 1944)
Sources

SOURCES : SHD-AVCC Caen, AC 21 P 1997 (à consulter). — SHD-Vincennes, GR 16 P 2249. — Guy Hontarrède, La Charente dans la Seconde Guerre mondiale, Dictionnaire historique, Saintes, Le Croît vif, 2004, p. 122-123. — CD-Rom La Résistance en Charente, AERI, 2005. — MémorialGenWeb. — Site La Résistance française. Blog et stèles commémoratives

Dominique Tantin

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