Sur l’aire de covoiturage dite de Saint-Malo
Sur la voie verte
Sur monument de Kerbois
Sur le monument aux morts
Sur la place de l’église
Sur le monument des déportés
Derrière le monument des déportés
SOURCE : Photos Husson
Trégadoret
Le 22 juin 1944, dans la soirée, un détachement de soldats allemands fut attaqué à Trégadoret en Loyat par des maquisards. Au cours de l’accrochage, Claude Chollet, fut blessé et capturé. Interrogé, il finit par dénoncer sous la torture Charles Léhmann chez qui il était hébergé, comme étant celui qui avait tiré sur les soldats allemands.
Charles Léhmann fut arrêté le 23 juin 1944 vers 14 heures, sur la route de Campénéac, à proximité de Boissy en Néant en même temps que son épouse Rosalie, par un détachement d’une vingtaine de soldats allemands cantonnés à La Grée-Saint-Laurent (Morbihan). Tous les deux furent ramenés à leur domicile aux Corvées en Néant. Charles Léhmann y fut confronté à Claude Chollet et fut torturé à son tour à coups de crosse et de barre de fer en présence de son épouse. Les soldats le conduisirent jusqu’à une prairie où ils déclarèrent qu’ils allaient le fusiller. Ils tirèrent en l’air et le ramenèrent à l’intérieur de la maison où ils continuèrent de le torturer. Vers 18 heures, les deux hommes furent ensuite trainés jusqu’à la sortie du village de Trégadoret en Loyat, où ils furent abattus. L’exécution eut lieu en présence de deux cultivateurs de Trégadoret, Jean Heuzel et Jean-Pierre Fagot. Charles Léhmann avait le visage tuméfié, Claude Chollet était blessé à l’épaule et avait une jambe cassée. Tous les deux furent exécutés à bout portant par des rafales de mitraillettes et leurs corps furent laissés pendus à un pylône toute une journée avec une pancarte portant l’inscription « Terroristes ».

Lézonnet
Le 4 août 1944 à Lézonnet, un accrochage opposa un groupe de maquisards appartenant aux Forces française de l’intérieur (FFI) à une unité de la Wehrmacht qui battait en retraite et se repliait vers la Poche de Lorient. Au cours de cet accrochage, le jeune FFI Alain Adelis tua deux soldats allemands et fut abattu d’une balle en plein front. Son capitaine, Ange Mounier, qui se portait à son secours, fut tué à son tour par une décharge en pleine poitrine.

Après la guerre, un monument a été érigé pour honorer leur mémoire dans le village de Lézonnet. Sur ce monument en pierre surmonté d’une Croix de Lorraine est scellée une plaque portant l’inscription :
« À la mémoire de
Ange Mounier capitaine FFI
Alain Adelis soldat FFI
Morts pour la France le 4 août 1944 »
Ce monument a été déplacé sur et se dresse aujourd’hui sur l’aire de covoiturage dite de Saint-Malo, à l’intersection de la D13 et de la D766.


Voie verte
Le 7 août 1944, au cours d’un accrochage à Loyat avec des soldats allemands près du pont sur la voie ferrée, Jean Chérel, combattant des Forces française de l’intérieur (FFI), fut mortellement blessé. Il décéda peu après à l’école publique de Loyat où il avait été transporté.

En 2004 une stèle a été érigée sur la voie verte à l’endroit où il fut mortellement blessé, sur laquelle est apposée une plaque commémorative portant l’inscription :
« Ici
est mort pour la France
le 7 août 1944
Jean Chérel FFI »

Kerbois
Le 13 novembre 1966, dans le village de Kerbois, a été inauguré un monument « À la mémoire des maquisards passés ici en 1944 ».

Bourg
Dans le bourg de Loyat, le noms de Jean Chérel est inscrit sur la plaque « Guerre 1939-1945 » du monument aux morts, associé à celui de Jean Perrichot.
Jean Perrichot, cultivateur à Loyat et soldat de 2e classe au 83e Régiment d’infanterie (83e RI), fait prisonnier en 1940 et rapatrié sanitaire, est décédé à l’Hôpital des Armées Begin de Saint-Mandé (Seine, Val-de-Marne) le 20 août 1944.

Sur la place de l’église une plaque commémorative rappelle que la commune de Loyat a été également éprouvée par la déportation :
« Le jeudi 20 janvier 1944
sur cette place de l’église, 150 personnes
furent rassemblées et prirent la direction
de Guilliers " cour de l’école publique "
de Loyat, 12 furent choisies, parmi les plus
jeunes. 5 rentreront, 7 ne reviendront jamais
de ces camps d’extermination nazis.
Français souviens-toi »

Sur cette place se dresse le Monument des déportés :
« Loyat à ses enfants martyrs
déportés à Mauthausen
le 20 janvier 1944
- BOUGUE Léon 24 ans décédé le 12-6-44
- HAREL Fernand 18 ans décédé le 30-11-44
- GOUELLO Pierre 22 ans décédé le 2-2-45
- LEQUITTE Adolphe 23 ans décédé le 18-2-45
- GARAUD Roger 21 ans décédé le 13-3-45
- MAROT Auguste 19 ans décédé le 22-4-45
- QUERBOUET Pierre 30 ans décédé le 31-5-44
Français souviens-toi »
Le 20 janvier 2004, un arbre a été planté derrière ce monument
« À la mémoire des Loyatais déportés au camp de Mauthausen (Autriche)
- Léon BOUGUE
- François CHÉREL
- Roger FONTAINE
- Roger GARAUD
- Pierre GOUELLO
- Fernand HAREL
- Adolphe LEQUITTE
- Auguste MAROT
- Eugène NAGAT
- Henri PERRIER
- Gabriel QUERBOUET
- Gabriel RUELLAND »
Sources

SOURCES : — Arch. Dép. Morbihan, 2 W 15 920, PV de la gendarmerie de Ploërmel daté du 4 octobre 1944 (témoignages de Rosalie Léhmann, de Jean Heuzel et de Jean-Pierre Fagot) ; certificat de Résistance. — Arch. Dép. Ille-et-Vilaine, rapport de la 13e Brigade régionale de Police judiciaire de Rennes du 21 avril 1949 (notes de Khristian Hamon). — « Ami entends-tu !, ANACR-56, numéro 1, janvier 1967. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013. — État-civil, Loyat (actes de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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