Né le 12 juin 1923 à Bondy (Seine, Seine-Saint-Denis), victime civile des combats de la Libération morte le 25 août 1944 à Paris (XIVe arr.) ; ingénieur et attaché au service du Matériel SNCF ; victime civile des combats de la Libération de Paris.

Jean Archen était le fils de Eugène Louis Henri, commerçant et de Marcelle Berthe Jeanne. Il était célibataire et demeurait chez ses parents, à Trappes.
Il sortit ingénieur de la promotion 1940 de l’École des arts et métiers d’Angers et entra à la SNCF comme attaché cadre au service du Matériel à Levallois et aux ateliers du matériel de Saintes, selon MGW où à Trappes selon le Mémorial des cheminots. Il fut arrêté le 2 janvier 1944 pour une raison inconnue et sans doute rapidement relâché.
Le 24 août 1944, ne pouvant se rendre à son travail par manque de moyens de transport, il se réfugia chez son oncle, 75 boulevard Saint-Michel, à Paris (Ve arr.) dont l’appartement se trouvait juste en face du Jardin du Luxembourg où de violents combats avaient lieu entre les FFI du colonel Fabien renforcés par les soldats de la 2e DB et les allemands retranchés dans le Sénat.
Le 25 août vers 13h00 Jean Archen voulut rejoindre un véhicule de la division Leclerc pour faire part de ses observations sur les mouvements allemands. Il reçut à ce moment une balle dans l’épaule puis fut abattu d’un rafale de mitrailleuse. Mortellement blessé, il fut transporté au poste de secours le plus proche, 240 rue Saint-Jacques et de là il fut emmené à l’hôpital Cochin, 47 rue du Faubourg-Saint-Jacques, à Paris (XIVe arr.). Il décéda à 13h30.
Il obtint la mention « Mort pour la France » portée sur son acte de décès.
Son nom figure sur le monument commémoratif situé dans la cour de l’École nationale supérieure d’arts et métiers, à Angers (Maine-et-Loire), sur les plaques commémoratives des ateliers de La Folie qui se trouve maintenant à Levallois-Perret et sur celle du service Matériel et Traction située dans les bureaux de la gare Saint-Lazare, à Paris 8e arrondissement.
Sources

SOURCES : Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris, 2017.— Rail et Mémoire.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

Jean-Louis Ponnavoy

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