Né le 2 novembre 1901 à Burzet (Ardèche), exécuté sommairement le 8 juillet 1944 à Saint-André-le-Gaz (Isère).

Auguste Audigier était le fils de Jean François Régis, cultivateur à Bouzardèche, commune de Burzet et de Victorine Guérin, ménagère. Il se maria le 7 mars 1927 à Burzet (Ardèche) avec Juliette Augustine Vigne, dont il eut deux enfants.
Sous l’occupation, il était ouvrier ajusteur au dépôt de Chambéry (Savoie).
Le 7 juillet 1944 à 12h50 des sabotages entraînèrent le déraillement de wagons chargés de ravitaillement à Saint-André-le-Gaz (Isère). Dans la nuit qui suivit vers quatre heures du matin, la police allemande aidée par des auxiliaires français de la Gestapo mena une opération de représailles dans la commune et dans la gare. Six ouvriers du dépôt de Chambéry et deux agents du service Voie et bâtiments furent arrêtés. Parmi eux figurait Auguste Audigier. Il fut appréhendé alors qu’il se rendait au Grand-Lemps afin de remplacer une équipe de relevage des wagons déraillés. Les huit cheminots et cinq autres personnes furent exécutés dans la cour de la petite vitesse en gare de Saint-André-le-Gaz. D’autres personnes furent déportées.
Auguste Audigier obtint le titre d’Interné résistant en 1951. Son nom figure sur le monument aux morts du dépôt de Chambéry (Savoie) et sur celui du parking de la gare, à Saint-André-le-Gaz (Isère).
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Sources

SOURCES : Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris 2017.— Rail et Mémoire.— État civil (naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

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