Né le 3 juillet 1910 à Châlons-sur-Marne (Marne), massacré le 29 août 1944 à Robert-Espagne (Meuse) ; cheminot ; victime civile.

Antoine Arnault était le fils de d’Eugène et de Charlotte Germain. Marié, il avait deux enfants.
Il était facteur mixte aux chemins de fer depuis 1936, à Robert-Espagne (Meuse).
Le 29 août 1944, le Panzergrenadier régiment 29 de la 3e Panzergrenadiere division arrivant d’Italie par chemin de fer fut retardé par un sabotage de la voie ferrée à Saint-Dizier (Haute-Marne). Un officier fut blessé ou tué lors d’un accrochage avec le maquis au lieu-dit "La Belle Épine". Une unité du régiment constituée d’une trentaine de soldats transportés en side-cars et camions descendit à la gare de Mussey, distante de trois kilomètres de Robert-Espagne qui fut investi à 11h45 et la plupart des maisons pillées et incendiées en représailles. Une vaste rafle fut effectuée et une quarantaine d’hommes furent arrêtés et regroupés sur le talus de la voie ferrée à côté de la gare où on leur fit creuser une tranchée. Dix cheminots dont Antoine Arnault qui étaient en service ce jour-là furent arrêtés également et durent rejoindre le groupe d’otages. Au total, il y eut 51 personnes abattues par les nazis, les blessés étant achevés. Dans la foulée les allemands poursuivirent leurs massacres sur les communes proches, Couvonges, Beurey-sur-Saulx et Magnéville.
Il est inhumé au cimetière communal, à Châlons-en-Champagne (Marne).
Il fut cité à l’ordre de la SNCF et obtint la mention « Mort pour la France » portée sur son acte de décès.
Un procès-verbal de la gendarmerie de Robert-Espagne relatant les événements fut rédigé en date du 12 avril 1945.
Son nom figure sur le monument du souvenir des fusillés dans le cimetière communal, sur la plaque commémorative dans l’église et sur la plaque commémorative SNCF apposée dans la gare, à Robert-Espagne (Meuse).
Sources

SOURCES : : CAH SNCF le Mans cotes 118LM. — Hervé Barthélémy et Thomas Fontaine, In : Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017.— Mémorial Genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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