Né le 9 septembre 1920 à Robert-Espagne (Meuse), massacré le 29 août 1944 à Robert-Espagne (Meuse) ; facteur ; victime civile.

André Christophe était le fils de Louis Charles Eugène et de Marie Aline Trichot. Il exerçait le métier de facteur.
Le 29 août 1944, le Panzergrenadier régiment 29 de la 3e Panzergrenadiere division arrivant d’Italie par chemin de fer fut retardé par un sabotage de la voie ferrée à Saint-Dizier (Haute-Marne). Un officier fut blessé ou tué lors d’un accrochage avec le maquis au lieu-dit "La Belle Épine". Une unité du régiment constituée d’une trentaine de soldats transportés en side-cars et camions descendit à la gare de Mussey, distante de trois kilomètres de Robert-Espagne qui fut investi à 11h45 et la plupart des maisons pillées et incendiées en représailles. Une vaste rafle fut effectuée et une quarantaine d’hommes furent arrêtés et regroupés sur le talus de la voie ferrée à côté de la gare où on leur fit creuser une tranchée. Dix cheminots en service ce jour-là furent arrêtés également et durent rejoindre le groupe d’otages qui fut massacré à la mitrailleuse, à quinze heures au lieu-dit "la petite gare". Les blessés furent achevés et au total 51 personnes auront été abattues par les nazis. Dans la foulée les allemands poursuivirent leurs massacres sur les communes proches, Couvonges, Beurey-sur-Saulx et Mognéville (Meuse).
Il est inhumé sur le Tertre des fusillés, annexe du cimetière communal, à Robert-Espagne (Meuse).
Il obtint la mention « Mort pour la France ».
Son nom figure sur le monument du souvenir des fusillés dans le cimetière communal et sur la plaque commémorative dans l’église, à Robert-Espagne (Meuse).
Sources

SOURCES : Hervé Barthélémy et Thomas Fontaine dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017.— PV de gendarmerie du 12 avril 1945, visible sur Internet.— Nombreux sites Internet.— Mémorial Genweb.

Jean-Louis ponnavoy

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