Né le 25 juillet 1895 à Lyon (Rhône), exécuté sommairement le 18 juin 1944 à Roche (Isère) ; modeleur-mécanicien puis menuisier, résistant au sein des Forces Françaises Combattantes (FFC), Homologué DIR

Louis, Victor BOINEAU
Source : Commune de Roche (Isère), numérisée par le Mémorial National de la prison de Montluc
Louis, Victor Boineau était le fils d’Emmanuel Boineau et de Clémentine Hugues. Il demeurait à Lyon VIIème arr. (aujourd’hui VIIIème arr.), 14 rue des Serpollières. Il était marié depuis le 15 mai 1920 à Marie-Clémentine Bernerd, veuve d’Alphonse Peudeprat, tué à l’ennemi le 25 août 1914. Il eut une fille, Huguette, en 1926.
Mobilisé dans une usine d’armement au début de la 1ère guerre mondiale, il rejoignit le 8ème escadron du train des équipages le 18 mai 1917 et servit en Orient. Revenu en France le 14 septembre 1919, il fut renvoyé dans ses foyers.
Mobilisé en 1939, il fut affecté à l’atelier de construction de Lyon du 7 septembre 1939 au 3 avril 1940.
Ancien joueur de rugby du Lyonnais, il fut manager du FCL Rugby durant 20 ans.
Il travaillait au Progrès de Lyon et, après que celui-ci se fût sabordé, il rejoignit la résistance.
Il intégra le réseau « Marco Polo » au sein du sous-réseau « Marceau ».
Il avait le grade de chargé de mission de 3ème classe au sein des Forces françaises combattantes.
Agent P1 à partir du 1er décembre 1943, il fut classé P2 à compter de son incarcération.
Il obtint le grade de sous-lieutenant à titre posthume.
Il fut arrêté au café Gont, rue Paul Cazeneuve, Lyon VIIème arr. (aujourd’hui VIIIème arr.) par la police allemande le 16 juin 1944.
Le 18 juin 1944, Louis Boineau et dix-neuf autres détenus furent extraits de la prison de Montluc et sommairement exécutés par des soldats allemands au lieu-dit la Croix-Châtain à Roche (Isère).
Enterré sous le numéro 1, il fut identifié d’après sa photographie par son frère François, le 22 juillet 1944.
Il fut inhumé le 27 juillet 1944 au nouveau cimetière de la Guillotière, dans un premier temps au « terrain général », puis à partir du 28 septembre 1948, Allée 13, secteur D12, case 16.
Il obtint la mention « Mort pour la France » le 28 juin 1945 et le titre d’Interné Résistant le 29 mars 1955.
Il fut décoré de la médaille de la Résistance, de la Croix de Guerre avec palme et fut fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume (JO 3 décembre 1958).
Son nom figure sur le monument commémoratif érigé sur le lieu des exécutions, sur le Monument aux Morts du Progrès de Lyon, maintenant installé dans les locaux de l’imprimerie à Chassieu (Rhône) et dans le livre « La Ville de Lyon à ses soldats au champ d’honneur » qui tient lieu de Monument aux Morts.
Le 24 décembre 1944, une « journée Louis Boineau » fut organisée au profit de sa famille par le Football Club de Lyon et le groupement des anciens rugbymen du Lyonnais.

Voir Roche
Sources

Sources : Arch. dép. Rhône, Mémorial de l’Oppression (3808W), 3335W22/ 3335W14, 3460W2 — Arch. Mun. Lyon, 1899W016 — Registre nouveau cimetière Guillotière 1944 — RMM, 1 RP1227p. 109 — Arch. Mun. Lyon, Etat-civil — SHD, Vincennes GR16 P67638 — AVCC,Caen, 21P260168, 21P427603 — La Ville de Lyon à ses soldats morts au champ d’honneur, Ed. AUDIN 1966, Bibliothèque Municipale Lyon Cote E 02388 —Archives privées Mme Huguette Ambroise née Boineau

Jean-Luc Marquer

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