Né le 31 janvier 1918 à Saint-Eloy-les Mines (Puy-de-Dôme), exécuté sommairement par les Allemands le 8 août 1944 à Montaigut-en-Combrailles (Puy-de-Dôme), instituteur ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP).

Henri Jeux était instituteur dans la commune où il était né. Il a aussi été instituteur à Montferrand, quartier de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) au groupement Michelet. Il était marié avec la sœur du docteur Michel, le maire de Montaigut-en-Combrailles, lui-même fils du docteur Nicolas Michel, maire et conseiller général socialiste de Montaigut pendant des années.
Il fut incorporé le 16 septembre 1939 au 92e RI de Clermont-Ferrand et fut libéré le 15 janvier 1941.
Henri Jeux a rejoint la formation Gabriel-Péri ou 12e Bataillon FTPF du Puy-de-Dôme le 15 juin 1943.
Les FTP de Montaigut-en-Combrailles étaient rattachés au maquis FTP Chauvet. Le docteur André Michel en était le chef. Henri Jeux était chef de détachement et aspirant. Il rejoignit le maquis le 15 avril 1944 et participa à différents coups de main : centrale électrique d’Enval (30 juin), expédition d’Aigueperse (15 juillet), actions menées par le Camp Gabriel-Péri dont il est indiqué comme faisant partie. Le 10 juin 1944 il fut nommé chef de section avec le grade de lieutenant par l’État major FTP.
Le 7 août 1944, vers 6 heures du matin, un détachement de la Wehrmacht traquant les résistants locaux suite à une dénonciation, se présenta à l’entrée du domicile du docteur. Il y était présent avec son beau-frère, Henri Jeux, sa femme, ses belles-sœurs et une domestique. Madame Michel leur indiqua qu’il était absent mais les allemands forcèrent le passage. Le Docteur Michel parvint à s’enfuir, mais pas Henri Jeux qui fut abattu dans le jardin, sous les yeux de sa femme, enceinte de leur fille.
Ce jour-là, cinq hommes et cinq femmes furent raflés. Les cinq premiers furent fusillés, dans la carrière « des Grises » à Prémilhat (Allier). Quant aux cinq femmes, dont l’épouse d’Henri Jeux, elles furent enfermées dans une caserne, à Montluçon.|
L’épouse d’Henri Jeux a raconté ces événements dans un ouvrage signé Robert Vasseneix, en 2014.
Il fut inhumé à Montaigut-en-Combrailles le 9 août.
Sa durée de services homologués va du 15 avril au 7 août 1944. Il a été reconnu tué au combat, « Mort pour la France », FFI, DIR. A titre posthume, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur avec attribution de la Croix de guerre avec palme et médaille de la Résistance à titre posthume
Son nom figure sur le monument commémoratif de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation à Chamalières (Puy-de-Dôme), et sur le monument aux Morts de Saint-Eloy-les-Mines.
Sources

Sources : SHD Vincennes, dossier 19 P 63/5 : liste des membres de la formation Camp Gabriel-Péri .— AVCC dossier Henri Jeux, AC 21 P 576759 (non consulté) . SDH Vincennes, dossier Henri Jeux, GR 16 P 309549 (non consulté) .— Robert Vasseneix, C’était l’Occupation : notre jeunesse, notre école, Saint-Eloy-les-Mines, l’auteur, 2014 .— “Montaigut-en-Combraille a commémoré la rafle du 7 août 1944”, La Montagne, édition Haute-Loire, 8 août 2014 .— La rafle du 7 août 1944 à Montaigut-en-Combrailles, Publié le 6 août 2016 par Henri-Ferréol BILLY, http://histoire-et-genealogie.over-blog.com/2016/08/la-rafle-du-7-aout-1944-a-montaigut-en-combrailles.html.— Témoignage de Jacques Thomarat, Montaigut-en-Combraille, Bulletin municipal 2014. [en ligne] consulté le 2/11/2018. http://www.ville-montaigut.fr/wp-content/themes/montaigut/bulletin/bulletinMunicipal2014.pdf .— MémorialGenweb .— Légion d’Honneur. JO n°282 du 3 décembre 1958.

Eric Panthou, Henri-Ferréol Billy

Version imprimable