Né le 2 décembre 1922 à Aves, Morayshire (Écosse, Royaume-Uni), blessé le 3 juillet 1944 à Verrières (Vienne), disparu le 13 juillet 1944 ; militaire britannique SAS ; résistant, opération Bulbasket.

Ouvrier agricole, il s’engagea au début de la Seconde Guerre mondiale dans la « Home Guard », une formation paramilitaire britannique, force complémentaire de l’armée de terre créée pour protéger le Royaume-Uni contre un éventuel débarquement. Il fut ensuite affecté au 201ème bataillon des Unités auxiliaires avant de rejoindre un régiment d’artillerie dans le Yorkshire. Il se porta volontaire en 1944 pour intégrer la brigade des SAS (Special Air Service), au sein du 1er SAS, squadron B. Après un stage de parachutisme à Ringway, il fut désigné pour participer à l’opération Bulbasket, le parachutage de commandos britanniques dans l’ouest de la France au moment du débarquement pour entraver l’action et le déplacement des forces allemandes. Entre le 6 et le 18 juin, un commando d’une cinquantaine d’hommes fut parachuté en Poitou, Touraine et Berry. Dans la nuit du 10 au 11 juin 1944 Joseph Ogg fut parachuté par erreur avec deux camarades au milieu de la place de la petite ville d’Airvault (Deux-Sèvres). Poursuivis par la garnison allemande, Joseph Ogg et un de ses camarades parvinrent à s’enfuir, en abandonnant tout le matériel (le troisième homme Georges Biffin fut fait prisonnier). Aidé par la Résistance, il parvint à rejoindre l’ensemble du commando SAS établi dans le secteur de Montmorillon (Vienne) à proximité du PC du colonel Félix Chêne chef départemental des FFI de la Vienne. Le commando renforcé le 13 juin d’un groupe de maquisards français du groupe Amilcar dut changer de camp à plusieurs reprises mais fut finalement repéré par les services de renseignements allemands qui organisèrent le 3 juillet 1944 une opération de répression du maquis. Dans le combat qui débuta à Verrières, vers 6 heures du matin Joseph Ogg fut blessé et fut fait prisonnier avec deux autres SAS. Conduits à Poitiers, ils furent hospitalisés à l’Hôtel-Dieu jusqu’au 8 juillet dans l’après-midi. Ce jour-là, la libération par la Résistance lors d’un audacieux coup de main de plusieurs résistants blessés dans une salle de l’Hôtel-Dieu amena les autorités allemandes à déplacer les prisonniers britanniques et à les garder à la Kommandantur où ils restèrent plusieurs jours pratiquement sans soins. Au-delà du 13 juillet 1944 la trace des blessés se perd, tués à Poitiers par injection létale ou transférés à Tours. Le lieu de leur décès et de leur inhumation reste encore à ce jour inconnu.
Une plaque commémorative dans le carré militaire du cimetière de Rom (Deux-Sèvres) rappelle son souvenir.
Sources

SOURCES : Christian Richard 1944, Le Special Air Service en Poitou Geste Éditions 2018 — Site internet VRID (Vienne, Résistance, Internement, Déportation) — Mémorial Genweb.

Christian Richard, Michel Thébault

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