Né le 22 avril 1921 à Kidderminster, Worcestershire (Royaume-Uni), blessé le 3 juillet 1944 à Verrières (Vienne), disparu le 13 juillet 1944 ; militaire britannique SAS, sous-officier ; résistant, opération Bulbasket.

John Williams s’engagea d’abord comme sapeur dans le corps du Royal Engineers (Ingénieurs Royaux), arme de soutien technique et logistique de l’armée britannique. Il se porta volontaire en 1944 pour intégrer la brigade des SAS (Special Air Service), au sein du 1er SAS, squadron B et fut nommé caporal. Il fut désigné pour participer à l’opération Bulbasket, le parachutage de commandos britanniques dans l’ouest de la France au moment du débarquement pour entraver l’action et le déplacement des forces allemandes. Entre le 6 et le 18 juin, un commando d’une cinquantaine d’hommes fut parachuté lors de plusieurs parachutages, en Poitou, Touraine et Berry. Dans la nuit du 7 au 8 juin 1944 John Williams fut parachuté avec sept autres camarades sous les ordres du lieutenant Tomos Stephens près de Neuvy-Saint-Sépulchre (Indre). Le 9 juin le groupe se dirigea vers le secteur de Montmorillon (Vienne) à proximité du PC du colonel Félix Chêne chef départemental des FFI de la Vienne. Le commando renforcé par le parachutage d’autres groupes puis le 13 juin par un groupe de maquisards français du groupe Amilcar dut changer de camp à plusieurs reprises mais fut finalement repéré par les services de renseignements allemands qui organisèrent le 3 juillet 1944 une opération de répression du maquis. Dans le combat qui débuta à Verrières, vers 6 heures du matin John Williams fut blessé et fut fait prisonnier avec deux autres SAS. Conduits à Poitiers, ils furent hospitalisés à l’Hôtel-Dieu jusqu’au 8 juillet dans l’après-midi. Ce jour-là, la libération par la Résistance lors d’un audacieux coup de main de plusieurs résistants blessés dans une salle de l’Hôtel-Dieu amena les autorités allemandes à déplacer les prisonniers britanniques et à les garder à la Kommandantur où ils restèrent plusieurs jours pratiquement sans soins. Au-delà du 13 juillet 1944 la trace des blessés se perd, tués à Poitiers par injection létale ou transférés à Tours. Le lieu de leur décès et de leur inhumation reste encore à ce jour inconnu.
Une plaque commémorative dans le cimetière de Rom (Deux-Sèvres) rappelle son souvenir.
Sources

SOURCES : Christian Richard 1944, Le Special Air Service en Poitou Geste Éditions 2018 — Site internet VRID (Vienne, Résistance, Internement, Déportation — Mémorial genweb.

Christian Richard, Michel Thébault

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